Onze recrues, un effectif largement renouvelé et plusieurs signatures conclues dans les dernières heures : le premier mercato d’Antoine Sibierski à Anderlecht n’est pas passé inaperçu. Le directeur sportif français assume cette profonde évolution, tout en prévenant qu’un scénario similaire ne devra pas se répéter.
Avant de remodeler l’équipe, Sibierski a choisi de prendre le temps d’observer. Arrivé à Bruxelles dans un contexte marqué par la finale de la Coupe et la quatrième place des play-offs, il ne voulait pas bouleverser immédiatement les habitudes. "J’ai aussi compris que tout cela revêtait une grande importance. J’ai beaucoup observé et je voulais d’abord voir ce qui pouvait être fait, sans intervenir immédiatement. Je voulais aider et je savais qu’il y avait beaucoup de dossiers délicats à régler", explique-t-il dans une interview accordée aux médias du club.
Le Français détaille cette approche : "Il y avait la finale de la Coupe, la quatrième place dans les play-offs… Ce n’était pas à moi d’imposer immédiatement ma façon de faire. Je voulais partager mon expertise, mais surtout observer et voir ce qui fonctionnait bien ou moins bien dans ce club".
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Un nouveau cadre à installerUne fois cette phase d’observation terminée, Sibierski a voulu imposer ses principes. Discipline, rigueur, travail, respect, considération et humilité constituent désormais ses repères. "Je ne dis pas qu’elles n’étaient pas présentes. Mais ce n’était pas comme cela aurait dû l’être".
Le mercato a alors pris une autre dimension. "Cela a effectivement été extrêmement intense. Beaucoup de choses ont changé. Nous ne voulions pas changer pour le simple plaisir de changer, ni recruter des joueurs juste pour recruter. Il s’agissait de constituer un noyau, un groupe. Avec cohérence et justesse, afin que chacun soit complémentaire".
La dernière semaine a toutefois concentré une grande partie du travail : "Ce n’était pas le plan au début de l'été", admet-il. "Si on signe 11 nouveaux joueurs chaque été, c'est que j'aurai mal travaillé".
Le groupe reste gérable
Sibierski assume néanmoins les opportunités saisies : "Il y a énormément de mouvements et, dans les dernières heures, certaines opportunités sont soudainement apparues alors qu’elles n’existaient pas encore quelques jours plus tôt. Des joueurs se sont retrouvés libres dans les 48 dernières heures du mercato : il faut alors savoir et oser se montrer opportuniste".
Avec 29 joueurs, il estime enfin que le groupe reste gérable : "Nous en avons actuellement 29, dont trois gardiens, mais trois joueurs sont blessés et il y a aussi plusieurs jeunes. L’équilibre est là. La maturité et la compétitivité rendront l’équipe meilleure".
Salomon AGADA