Anderlecht a dépensé massivement cet été, mais son début de saison ne convainc pas tout le monde. Avant Genk, les consultants livrent pourtant des diagnostics radicalement opposés.
Trente-deux millions d’euros dépensés et seulement six points sur douze après quatre journées de championnat : le contraste interpelle. Le Sporting espère pourtant retrouver les sommets, mais ses dernières sorties ont rappelé que les recrues ne suffisent pas encore à garantir la régularité.
La prestation contre l’Union a particulièrement marqué les esprits. Pour Joris Brys, la réaction de Vitor Bruno après cette rencontre pose question : « Les impressions ont-t-elles soudainement changé sur Anderlecht ? Le coach Vitor Bruno a dû aller parler aux supporters après la défaite contre l’Union ? Le Portugais semblait lui-même vouloir prendre ce moment, donc c’était assez étrange ».
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Pas d'euphorieSam Kerkhofs s’est montré encore plus direct : « Je n’ai pas pu regarder entièrement les matchs de Ligue Europa, parce que je devais travailler tard le jeudi. J’ai donc moins ressenti l’euphorie. J’ai vu le match à Beveren et ce n’était pas bon. Contre l’Union, ce n’était vraiment pas bon non plus. »
Il refuse néanmoins d’accabler le coach : « Ils ne pouvaient tout simplement pas faire beaucoup mieux. C’est pour cela que j’ai trouvé étrange que Vitor Bruno considère cette défaite comme étant de sa faute. Qu’aurait-il pu faire d'autre ? Vous avez été battus par une équipe qui compte presque à chaque poste un joueur capable d’être titulaire à Anderlecht. Voulait-il juste faire du show et de la communication ? Alors, il faut faire attention. Il a déjà grillé un joker car on ne peut se permettre ce genre de chose qu’une seule fois. On pouvait encore accepter cette défaite. Si Anderlecht parvient à terminer troisième cette saison, ce sera vraiment un pas en avant. »
Filip Joos résume la situation sans détour : « Contre La Louvière, ils gagnent à la dernière minute, à Beveren, c’était un accident de parcours et maintenant, le parcours devient déjà plus accidenté. Il reste certainement encore du chemin à parcourir. »
L'Europe a brouillé les cartes
Ariël Jacobs va plus loin : « La campagne européenne est réussie, c’est certain. Mais elle a peut-être quelque peu brouillé les cartes. La défaite à Beveren était vraiment un accident de parcours, mais absolument pas celle contre l’Union. »
L’ancien entraîneur ajoute : « Ce que l’on voit va au-delà des quelques positions dont on a parlé. Quand je vois d’où vient le danger du côté de l’Union, je me pose des questions. Si ce n’est qu’un instantané, alors il faut en tirer les leçons. Le contraste entre les deux équipes en termes d’intensité et de rythme était trop important pour être normal. »
Stijn Stijnen, lui, appelle au calme : « Si l’Union avait été un peu moins bonne et Anderlecht un peu meilleur, le discours serait peut-être complètement différent aujourd’hui. Ils ont réalisé un bon parcours européen et disposent d’un entraîneur qui apporte de la grinta. La situation n’est donc pas si dramatique. »
Le match contre Genk ce dimanche soir pourrait donc déjà peser lourd dans le jugement porté sur le Sporting.
Salomon AGADA