Mika Godts a immédiatement essuyé de vives critiques en France après ses débuts sous le maillot du PSG. Le jeune Belge a éprouvé des difficultés à faire la différence, mais Luis Enrique refuse de souscrire à ce jugement sévère.
Mika Godts est entré en jeu à la pause face au Stade Rennais, à un moment où le PSG était mené 2-0. Le Belge de 21 ans a remplacé Khvicha Kvaratskhelia et a ainsi bénéficié d'une mi-temps complète pour relancer le champion de France dans la partie.
Si le PSG est parvenu à arracher le nul (2-2), le premier rôle est revenu à Ferran Torres. L'autre débutant de la soirée a inscrit un doublé pour sauver un point. Godts, de son côté, est resté muet, sans but ni passe décisive. Sa frappe complètement dévissée en fin de rencontre a rendu le contraste avec l'Espagnol encore plus saisissant.
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Rarement dangereuxLa presse française ne l'a pas épargné. « Il s'est rarement retrouvé en position dangereuse et n'a pas réussi à imprimer sa marque sur la seconde période. Sa frappe totalement manquée dans le final a résumé sa prestation laborieuse », a tranché Foot Mercato.
Maxifoot a également souligné un manque d'impact malgré de la bonne volonté : « Il s'est rendu disponible et a multiplié les courses, mais le Belge n'a pas été décisif pour ses débuts. » Du côté de Le Parisien et L'Équipe, Godts a écopé de la note de 5/10.
En une mi-temps, Godts a pourtant touché 47 ballons, soit dix-huit de plus que Kvaratskhelia avant le repos. Le Belge ne s'est donc pas caché et s'est proposé sans relâche. Seulement voilà, ces ballons se sont rarement transformés en occasions franches : il n'a réussi qu'un seul dribble et ne s'est pratiquement pas approché du but adverse.
Enrique satisfait des remplaçants
Luis Enrique a vu le même match, mais a porté un regard bien plus positif sur ses remplaçants. « Je suis particulièrement satisfait des cinq joueurs entrés en cours de jeu. Ils ont tous accompli du très bon travail », a déclaré le technicien espagnol au micro de PSG TV.
Sans nommer explicitement Godts, le coach l'incluait évidemment dans ce coup de chapeau collectif. Alors que la presse française l'a jugé individuellement sur son manque de rendement, Enrique a préféré retenir la mission accomplie par ses entrants : apporter davantage d'intensité et renverser une situation compromise. Le PSG a, après tout, refait son retard de deux buts.
Concernant ses nouvelles recrues, Enrique refuse également de tirer des conclusions hâtives. « Nous ne nous inquiétons pas de ce que les joueurs peuvent apporter sur un ou dix matchs. Nous recrutons des éléments pour bâtir sur la durée », a-t-il expliqué à L'Équipe.
Attaquant de très haut niveau
Cette marque de confiance n'a rien d'un hasard. Avant la rencontre, le coach parisien avait déjà décrit Godts comme « un attaquant de très haut niveau », louant son état d'esprit et sa polyvalence sur tout le front de l'attaque. Une première mi-temps timide ne semble pas avoir entamé cette conviction.
Pour autant, Godts ne bénéficie d'aucun totem d'immunité. Enrique n'a pas hésité à sortir Kvaratskhelia et Ousmane Dembélé dès la pause sans le moindre état d'âme. À l'issue de la rencontre, l'Espagnol a d'ailleurs adressé une mise en garde très claire. « Le crédit n'existe pas dans le football. Il faut prouver chaque jour, lors de chaque match et à chaque entraînement que l'on est prêt », a-t-il lâché sur Ligue 1+.
Le technicien laisse du temps à sa jeune recrue, mais au PSG, même les plus grands noms peuvent être sacrifiés après 45 minutes. Godts aura l'occasion de se rattraper, mais il devra rapidement épuré son jeu de cette retenue initiale.