Philippe Clement connaît un début de saison bien difficile en Championship sur le banc de Norwich City. Les Canaries se sont en effet inclinés lors de leurs deux premières rencontres. Et le technicien belge se retrouve désormais sous le feu des critiques après une conférence de presse pour le moins surprenante.
Arrivé à Norwich la saison dernière, l'ancien entraîneur à succès du KRC Genk et du Club de Bruges avait pourtant redressé la barre avec brio, faisant remonter le club des profondeurs du classement jusqu'à la 9e place. Une performance qui lui avait naturellement valu la confiance de sa direction.
Cette saison, Norwich ambitionne de franchir un nouveau palier et de se mêler à la lutte pour la montée en Premier League. Mais le départ est raté : battus 1-2 à domicile par West Bromwich lors de la première journée, Clement et ses hommes ont ensuite sombré à Millwall (3-0) ce samedi.
Une tirade édifiante
En amont de cette seconde rencontre, l'entraîneur belge a marqué les esprits de manière assez lunaire. Contre West Bromwich, Norwich avait encaissé un but entaché d'une main flagrante. Mais en l'absence de VAR, la réalisation avait été validée, avec toutes les conséquences qui s'en sont suivies.
Quelques jours plus tard en conférence de presse, la colère de Clement ne s'était toujours pas apaisée. L'entraîneur a soudainement sorti une liste répertoriant les 81 pays et compétitions à travers le monde qui utilisent l'assistance vidéo, avant de la lire intégralement devant les journalistes. Une scène surréaliste dont les images ont rapidement fait le tour de l'Europe.
Vivement critiqué
Cette sortie médiatique n'a toutefois pas été du goût de tout le monde. Sur les ondes de TalkSport, le journaliste expérimenté Adrian Durham a tiré à boulets rouges sur le coach belge : « Clement a demandé à toute son équipe d'analystes de chercher dans quels pays la VAR est utilisée, au lieu de les faire travailler sur le jeu de Millwall, leur prochain adversaire. Sa tirade pathétique sur l'arbitrage vidéo devrait inciter le comité directeur à convoquer une réunion d'urgence pour le licencier sur-le-champ. Mais ce n'est que mon avis », a-t-il lâché avec virulence.