Après Oliver Antman, Anderlecht souhaite ajouter une seconde arme à son attaque. Les Mauve et Blanc ont des vues sur un véritable démon de la vitesse, mais son prix pourrait battre tous les records.
Anderlecht a jeté son dévolu sur Alan Virginius, le joueur des Young Boys de Berne. L’intérêt du Sporting est réel, mais un transfert semble actuellement bien lointain. L’Équipe rapporte en effet que le club suisse a repoussé toutes les approches tentées par Anderlecht, le Genoa et Paderborn ces dernières semaines.
Cette fermeture totale de la part des Young Boys provoque une certaine rancœur autour du joueur. Lors de son transfert définitif à Berne, un accord verbal prévoyait que les Suisses faciliteraient son départ à l'été 2026. Entre-temps, le club a changé d'attitude : sous contrat jusqu'en 2029, Virginius reçoit désormais le signal qu'il doit rester.
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Déjà en 2022Virginius n'est pas une cible nouvelle à Neerpede. En mai 2022, Anderlecht avait déjà discuté pour l'attaquant de Sochaux, alors âgé de 18 ans. À l'époque, le prix demandé oscillait entre 3 et 5 millions d'euros selon Le10Sport. Lille avait finalement eu le dernier mot en déboursant environ 4 millions d'euros.
Cependant, le cap vers l'élite française était prématuré. Virginius n'a disputé que 23 matchs officiels sous le maillot lillois pour un maigre total de 446 minutes, se contentant d'un but et d'une passe décisive. Son prêt à Clermont ne lui a pas non plus permis de percer.
Les Young Boys ont définitivement racheté Virginius à Lille en juillet 2025 pour 2,5 millions d'euros, les Nordistes négociant au passage un pourcentage de 17,5 % sur la revente. Un an plus tard, la formation de Berne réclamerait entre 10 et 15 millions d'euros, soit quatre à six fois son prix d'achat, alors que sa valeur marchande sur Transfermarkt n'est estimée qu'à 3 millions d'euros.
Même moins cher, c'est très cher
Plus qu'un prix aligné sur le marché, le club bernois semble vouloir signifier clairement que Virginius n'est pas à vendre. Pour Anderlecht, même la fourchette basse serait extrêmement coûteuse. Nicolae Stanciu demeure à ce jour le transfert entrant le plus cher de l'histoire du club (11 millions d'euros). Débourser 15 millions pour Virginius pulvériserait ce record.
Une telle dépense irait d'ailleurs à l'encontre de la politique de transfert prudente prônée par Sibierski. « L'argent est important, mais ce n'est pas tout. Je respecterai scrupuleusement la réalité financière », avait-il souligné lors de sa présentation. Le Français s'est déjà étonné en interne de voir des clubs doubler ou tripler leurs exigences dès qu'Anderlecht vient aux renseignements. C'est exactement ce qui semble se reproduire ici.
Droitier capable de jouer sur les deux ailes, Virginius jouit d'une accélération exceptionnelle (une vitesse de pointe à 36,48 km/h avait été mesurée à Sochaux). Il correspond parfaitement au profil dessiné par Sibierski, qui cherche des joueurs adaptés au 4-2-3-1 et accorde une grande importance aux paramètres physiques (vitesse, kilomètres parcourus, détente).
Vitesse
Vítor Bruno souhaite lui aussi s'appuyer sur des ailiers rapides pour créer des situations de deux contre un sur les côtés grâce au soutien de ses latéraux. La vitesse de Virginius permet de prendre immédiatement la profondeur, d'isoler un défenseur et de faire exploser une contre-attaque en quelques secondes.
Sa dernière saison chez les Young Boys est sans conteste sa meilleure chez les pros : 6 buts et 9 passes décisives en 34 matchs de championnat, avec seulement 1 602 minutes jouées. Cela représente une action décisive toutes les 107 minutes.
Toutefois, sur ces 34 rencontres, il ne disputait en moyenne que 47 minutes par match (moins de 18 matchs complets au total), étant souvent utilisé comme joker. Anderlecht paierait donc une somme record pour un joueur qui n'était pas un titulaire indiscutable en Suisse.
Deux ailiers
Si l'arrivée d'Oliver Antman a déjà renforcé les ailes, elle ne rend pas la piste Virginius obsolète pour autant. La Dernière Heure révélait avant la signature du Finlandais que Sibierski travaillait sur deux ailiers. Antman est le premier, Virginius pourrait être le second.
Leurs profils sont d'ailleurs complémentaires : Virginius apporte pure vitesse et profondeur, capable de repiquer depuis la gauche ou de déborder à droite. Si Vítor Bruno veut donner leur chance aux jeunes Jayden Onia Seke et Joshua Nga Kana, Anderlecht recherche aussi du rendement immédiat et de la concurrence.
La question centrale demeure financière : engager 10 à 15 millions d'euros supplémentaires pour un ailier après l'investissement consenti pour Antman serait un choix lourd de conséquences, d'autant qu'à 23 ans, Virginius doit encore prouver qu'il peut dominer un match entier semaine après semaine.