La contestation contre Gianni Infantino prend une nouvelle dimension. Après plusieurs prises de position hostiles, la Fédération néo-zélandaise de football annonce à son tour une rupture de confiance envers le président de la FIFA.
Le projet d’ouverture du capital de la FIFA à des investisseurs privés, lancé sans consultation préalable des associations membres, fragilise sérieusement la position d’Infantino. L’UEFA et ses 55 fédérations ont déjà brandi la menace d’un boycott des compétitions de la FIFA si des changements majeurs n’interviennent pas à sa direction.
La Nouvelle-Zélande vient désormais renforcer cette fronde. « Après mûre réflexion, la NZF estime que certaines décisions et actions au sein de la FIFA ont contribué à une rupture de la confiance et à une aggravation des divisions au sein du football international », a déclaré l’association, qui réclame également qu’un « examen indépendant est nécessaire pour rétablir la confiance ».
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Infantino sous pression avant 2027La NZF insiste également sur la nécessité d’améliorer la gouvernance. « Ce moment représente une occasion pour toutes les associations membres de la FIFA de plaider en faveur d’une gouvernance renforcée, d’une plus grande responsabilité et d’une plus grande transparence, qui sont fondamentales pour maintenir la confiance dans la gestion du football mondial », poursuit son communiqué.
Cette décision est d’autant plus symbolique que la Nouvelle-Zélande est la principale nation de l’OFC, laquelle n’a toutefois pas officiellement demandé le départ d’Infantino. L’AFC, l’UEFA et la CONCACAF ont, elles, évoqué une rupture de confiance et réclamé son départ. Infantino, longtemps favori pour sa réélection en mars 2027, voit ainsi sa position se fragiliser.
Salomon AGADA