Selon Felipe Silva et Daniel Bocatto d'ESPN Brasil, le Club de Bruges et le FC Copenhague suivent attentivement la situation de Riquelme Fillipi. L'ailier gauche droitier manque de temps de jeu à Palmeiras et est ouvert à un départ pour en obtenir davantage.
Une somme de 15 millions d'euros circule autour du jeune Brésilien de 19 ans. Ce montant date d'un intérêt plus ancien remontant à septembre dernier, lorsque le Zenith Saint-Pétersbourg s'était manifesté. À l'époque, ESPN Brasil rapportait que Palmeiras réclamait environ 15 millions d'euros, bonus inclus.
En janvier, Copenhague aurait tenté sa chance avec une offre comprise entre 7 et 8 millions d'euros, mais cela s'est avéré insuffisant. Si sa valeur marchande sur Transfermarkt n'est estimée qu'à un million d'euros, cela ne reflète qu'une partie de la réalité. Riquelme est sous contrat jusqu'en fin 2029 et Palmeiras a assorti son bail d'une clause libératoire de 100 millions d'euros pour les clubs étrangers — un montant surtout destiné à garder la main lors des négociations et à décourager les prétendants.
Près de 60 buts chez les jeunes
Le prix élevé réclamé s'explique notamment par son efficacité : en 2025, Riquelme a inscrit 22 buts en 42 matchs avec les U20, après avoir marqué 7 fois en 7 rencontres lors de la Copinha. Sur l'ensemble de sa formation à Palmeiras, il frôle la barre des 60 réalisations. Sacré champion du monde U17 avec le Brésil, il s'était également illustré en marquant lors de la finale décisive contre l'Argentine. Un profil qui correspond parfaitement au type de talent dans lequel le Club de Bruges aime investir.
Il évolue de préférence sur le côté gauche pour pouvoir repiquer sur son bon pied droit, mais peut aussi dépanner à droite ou dans l'axe. Cette année, Fillipi n'a disputé que 7 matchs avec l'équipe première de Palmeiras, dont seulement 3 comme titulaire. Sa véritable éclosion au plus haut niveau se fait donc encore attendre. La position de Palmeiras interpelle : le club le traite financièrement comme l'une de ses plus grandes pépites, mais l'entraîneur Abel Ferreira ne l'utilise presque pas. Riquelme aura 20 ans en septembre et vit sa dernière année chez les U20. Passer une saison supplémentaire entre l'équipe de jeunes et le banc freinerait considérablement sa progression.
Une opération à haut risque financier
Pour qu'un tel transfert soit rentable financièrement, Riquelme devrait être revendu plus tard pour au moins 25 à 30 millions d'euros. Une revente à 20 millions d'euros suffirait à peine à équilibrer les comptes ; l'opération ne deviendrait intéressante qu'au-delà de 25 millions.
Le Club de Bruges pourrait tenter de négocier la partie fixe de la somme aux alentours de 7 à 10 millions d'euros, assortie de bonus liés au temps de jeu, aux performances européennes et à une future revente, tout en laissant un pourcentage à la revente à Palmeiras. Un montage qui collerait davantage au modèle économique brugeois qu'un investissement sec de 15 millions sans garanties.
Pour un tel montant, le joueur viendrait en principe intégrer directement l'équipe première, où la concurrence s'annonce rude. Son poste de prédilection est exactement le même que celui de Christos Tzolis ; il n'est donc pas exclu que le Club le considère comme un successeur potentiel du Grec.
Ivan Leko aime travailler avec un noyau restreint. L'entraîneur accorde une importance capitale au travail sans ballon : lorsque Diakhon a failli sur ce plan contre Saint-Trond, Leko l'a rapidement rappelé sur le banc après sa rentrée. La vitesse et les dribbles ne suffisent pas. Si les qualités balle au pied de Riquelme ne font aucun doute, le Club de Bruges doit être convaincu qu'il saura s'intégrer dans le système exigeant de Leko lorsqu'il n'a pas le ballon.
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