À quelques heures d'un rendez-vous capital contre Hammarby, Vitor Bruno refuse les discours convenus. L'entraîneur d'Anderlecht assume un constat lucide sur les limites actuelles de son groupe, tout en rappelant l'ampleur du chantier qui attend encore le club.
Le RSC Anderlecht joue déjà une partie de sa saison face à Hammarby. Dans un contexte de forte pression, Vitor Bruno a choisi la franchise plutôt que les promesses. Le technicien portugais a affirmé que son équipe ne pouvait pas être considérée comme favorite, un discours qui tranche avec les habitudes du club bruxellois mais qui reflète la réalité actuelle de son effectif.
L'entraîneur a notamment insisté sur la jeunesse de son groupe. Selon lui, une formation composée en grande partie de joueurs de moins de 23 ans ne peut rivaliser d'emblée avec une équipe plus aguerrie. Ce message enlève une partie de la pression sur ses jeunes éléments, mais il souligne aussi le travail qui attend encore Antoine Sibierski sur le marché des transferts.
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Une base défensive, mais un manque de leadersSi la défense présente un équilibre intéressant grâce à l'expérience de Colin Coosemans, Ludwig Augustinsson, Léo Pétrot et Giulian Biancone, le constat est différent dans les secteurs offensifs. Le milieu de terrain et l'attaque manquent encore de véritables cadres capables de guider l'équipe dans les moments décisifs.
Oliver Antman apporte davantage de vécu, mais cela semble encore insuffisant pour transformer Anderlecht en candidat crédible au titre.
Vitor Bruno n'a d'ailleurs pas caché que la conquête du championnat ne constituait pas un objectif immédiat, évoquant plutôt un horizon de deux ans. Une communication assumée, qui laisse toutefois une interrogation : Sibierski parviendra-t-il à renforcer suffisamment l'effectif avant la clôture du mercato ? Avant d'y penser, les Mauves devront d'abord franchir l'obstacle Hammarby, devenu la priorité absolue.
Salomon AGADA