L'idée d'une Coupe du monde à 64 équipes continue d'alimenter les débats. Alors que la FIFA pourrait prochainement se pencher sur cette possibilité, Michel Preud’homme estime qu'un nouvel élargissement irait trop loin.
Après le passage à 48 sélections lors du Mondial 2026, une nouvelle réforme est déjà évoquée. Le président de la CONMEBOL, Alejandro Domínguez, a récemment laissé entendre que la prochaine édition pourrait réunir 64 équipes. Une telle évolution offrirait davantage de rencontres et de revenus commerciaux, un scénario qui ne laisserait pas la FIFA et son président Gianni Infantino indifférents.
L'ancien Diables Rouges s'interroge toutefois sur les conséquences sportives d'un tel changement. « Je me demande quel sens conserveraient alors les éliminatoires", dit-il dans Sudinfo. "Les phases de qualification perdraient une grande partie de leur intérêt et s’apparenteraient presque à une série de matchs amicaux si la quasi-totalité des nations obtenait son billet pour le tournoi final. »
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Les 48 équipes méritaient leur placeS'il reconnaissait les interrogations suscitées par le format à 48 équipes, il estime que cette édition a finalement donné satisfaction. « Avant cette édition à 48 équipes, beaucoup s’interrogeaient déjà sur le niveau de compétitivité. Or, ce Mondial a démontré que chaque sélection avait, à un moment ou à un autre, prouvé qu’elle méritait sa place. »
Pour Michel Preud’homme, il serait prématuré d'aller plus loin : « À mes yeux, il ne faut pas aller plus loin. Je préfère laisser le temps à ce nouveau format de s’installer avant d’envisager une nouvelle réforme. En l’état, je ne vois pas l’intérêt d’élargir davantage la compétition. »
Aucune décision officielle n'a encore été prise. Reste que cette perspective est loin de faire l'unanimité, notamment auprès d'anciens acteurs du football qui ont connu une Coupe du monde à seulement 24 participants.
Salomon AGADA