Le gouvernement fédéral franchit une étape cruciale dans la lutte contre le hooliganisme. Sur proposition du ministre de l’Intérieur Bernard Quintin, le Conseil des ministres a validé en première lecture la réforme de la « loi football ». Ce texte, dont les orientations avaient été dévoilées fin 2025, durcit massivement l'arsenal répressif.
Les sanctions financières grimpent en flèche : le plancher des amendes générales double pour atteindre 500 euros. La sévérité est accrue pour les actes racistes, xénophobes ou discriminatoires (incluant l'antisémitisme), ainsi que pour l'usage de pyrotechnie et les violences physiques, ces dernières étant passibles d’au moins 2 500 euros d'amende.
Le volet des interdictions de stade est profondément renforcé. En cas de racisme, la sanction minimale passe à 3 ans. De plus, les forces de l'ordre pourront prononcer des exclusions immédiates dès la constatation des faits.
Base de données unique
Les magistrats auront également la possibilité d'imposer aux interdits de stade un pointage obligatoire au commissariat les jours de match.
Pour garantir l'efficacité de ces mesures, une base de données unique, centralisée par le SPF Intérieur, regroupera toutes les exclusions.
Les clubs devront impérativement la consulter avant de vendre le moindre billet. Le cadre légal entourant la vidéosurveillance est élargi pour faciliter l'identification des fauteurs de troubles aux abords des enceintes sportives.
Enfin, la police pourra confisquer tout objet destiné à se masquer le visage dans un rayon de 5 km autour des stades, tandis que les clubs de supporters visiteurs pourront être tenus pour responsables des dégradations. L'avant-projet est désormais soumis à l’avis du Conseil d’État.