Les Diables Rouges affronteront les États-Unis en 1/8e de finale. La situation autour de l'attaquant Balogun continue de faire des vagues et *Het Nieuwsblad* a interrogé l'avocat pénaliste Kris Luyckx.
Donald Trump et Gianni Infantino sont de bons amis, ce qui rend d’autant plus frappante la décision d’annuler la suspension de Balogun. Le président américain a d’ailleurs admis avoir téléphoné à Infantino.
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Déposer plainteLuyckx a d’ores et déjà donné un conseil en or aux Diables Rouges. « Trouver la preuve d’une pression, disons d’un pot-de-vin, n’est pas si difficile dans ce cas. On a d’un côté une partie lésée, la Belgique, et de l’autre deux personnalités, dont l’une bénéficie de l’immunité, mais pas l’autre. Donald Trump bénéficie bien sûr de l’immunité en tant que président, mais Gianni Infantino, en tant que simple citoyen, n’en bénéficie pas. Et là, en théorie, on peut parfaitement passer à l’action. »
L’URBSFA peut engager une action en justice. « La Belgique subit un préjudice, cela va de soi. Imaginez que Balogun marque un but ou fasse une passe décisive cette nuit ? Encore une fois, il est tout à fait possible qu’une entité lésée, la Fédération belge de football par exemple, ou un club de supporters individuel, dépose en Belgique une plainte en se constituant partie civile. Un juge d’instruction interviendrait alors et pourrait, en théorie, tout à fait demander à Infantino de venir être entendu ici. »
Espérons que cela ne soit pas nécessaire
Luyckx ajoute même que des perquisitions pourraient être menées. « Tout cela n’est pas inconcevable. S’il y a un préjudice « belge » et qu’une plainte est déposée en Belgique, une enquête pourrait tout à fait s’ensuivre ici. Mais il faut d’abord qu’il y ait une plainte. » Espérons que cette plainte ne soit jamais déposée après le match, car cela signifierait que les Diables Rouges sont en quarts de finale de la Coupe du monde...