À quelques heures du huitième de finale entre la Belgique et les États-Unis, une polémique dépasse largement le cadre sportif. La FIFA a finalement levé la suspension de Folarin Balogun, expulsé lors du match précédent, lui permettant d'affronter les Diables Rouges. Cette décision, annoncée plusieurs jours après son carton rouge, intervient alors que Donald Trump a publiquement remercié la FIFA « d’avoir fait ce qui était juste et d’avoir réparé une grande injustice », alimentant immédiatement les soupçons et les critiques.
En Belgique, la réaction a été immédiate. La fédération belge a dénoncé une décision incompréhensible, tandis que plusieurs médias ont exprimé leur indignation. Het Nieuwsblad résume l'état d'esprit en une : « Une blague, mais alors une très mauvaise. » Les Diables Rouges estiment que ce revirement de dernière minute bouleverse leur préparation avant une rencontre capitale.
Les critiques ne se limitent pas à la Belgique. En Angleterre, le Daily Star écrit que « Le pardon accordé à Balogun laisse la Belgique abasourdie », alors que le Daily Mail se montre beaucoup plus virulent en affirmant que « Trump et Infantino entraînent le football dans la fosse septique ». En France, Le Parisien souligne également qu'une telle décision favorise clairement la sélection américaine à la veille du choc.
UNE HONTE
Parmi les anciens joueurs, Gary Neville n'a pas caché sa colère. « Il aurait dû exister une commission de révision dès le départ. Si le carton rouge n’était pas justifié, il fallait pouvoir revenir sur cette décision selon une procédure claire. Je serais absolument furieux si j’étais la Belgique », a-t-il déclaré. « Ça pue complètement. » Roy Keane partage ce sentiment : « Ca semble injuste pour la Belgique, au niveau de leur préparation. » Wayne Rooney parle quant à lui d'une « véritable honte », tandis que Thierry Henry estime que la décision est peut-être conforme au règlement, mais que son annonce tardive perturbe inévitablement la préparation belge.
PERTE DE CREDIBILITE
Dans plusieurs pays, la presse évoque désormais un précédent inquiétant. En Italie, La Gazzetta dello Sport parle d'un « scandale », le quotidien espagnol AS estime que la Belgique est placée dans une situation très délicate, tandis que le journaliste James Benge considère que la FIFA influence directement l'équilibre sportif de la compétition. Pour Martin Lipton, du Sun, cette affaire porte atteinte à la crédibilité de l'instance mondiale. Une polémique qui dépasse désormais le simple duel entre la Belgique et les États-Unis et qui pourrait continuer à faire parler bien après le coup de sifflet final.