Le RSC Anderlecht a recruté deux défenseurs français, Gulian Biancone et Léo Petrot, après avoir nommé Antoine Sibierski au poste de directeur sportif. Ils devront briser la malédiction française, pour le moins étonnante, qui pèse sur le Lotto Park.
Pierre Sinibaldi
Commençons par lui : Pierre Sinibaldi. Il est peut-être le plus grand entraîneur du RSCA de tous les temps et… un Français. Un Corse. Dans les années 60, il a fait d’Anderlecht l’une des équipes les plus attractives d’Europe. Les Mauve et Blanc figuraient alors parmi l’élite mondiale.
Par la suite, les Français ont connu beaucoup moins de succès à Bruxelles. Yves Herbet a été le premier dans les années 60 et a disputé 22 matchs pour Anderlecht. À partir de 2006, cependant, ce fut un véritable désastre pour les joueurs français qui s’installaient à Bruxelles.
De De Maio à Nasri
Fabrice Ehret, Grégory Pujol, Cyril Thereau, Dennis Appiah, Sébastien De Maio, Samir Nasri, Alexis Flips et Mathys Angély ont tous été d’énormes échecs. Et des joueurs comme Thereau, Appiah, De Maio et Flips ont en plus coûté des sommes considérables, d’au moins trois millions d’euros. Si l’on veut être très positifs, on peut encore considérer Thomas Didillon, Maxime Dupé et Maxime Colin comme des transferts « réussis ».
Ils n’ont jamais vraiment déçu, ils ont été solides. Didillon a dû partir parce que Vincent Kompany souhaitait un autre type de gardien, Dupé a été victime de l’arrivée de Kasper Schmeichel, tandis que Colin a été un remplaçant très fiable. Bianconi et Pétrot espèrent devenir les premières recrues françaises véritablement réussies d’Anderlecht.