S'il est aujourd'hui surtout catalogué comme "le frère de Romelu", Jordan Lukaku (31 ans) a pourtant incarné en son temps un immense espoir du football. Formé à Anderlecht, le latéral gauche a ensuite explosé au KV Ostende avant de briller sous les couleurs de la Lazio Rome.
Sélectionné pour l'Euro 2016, le latéral était alors régulièrement appelé chez les Diables Rouges. Des blessures à répétition et de mauvais choix de carrière ont toutefois gâché sa progression. Aujourd'hui, il s'apprête pourtant à signer un retour fracassant.
De mauvais choix
Le dernier essai de Jordan Lukaku s'est déroulé au FC Volendam. « Ça n'a pas duré longtemps. Je n'étais pas prêt, mon genou ne tenait pas la route. Mais ma mère a insisté, mon frère aussi. J'avais prédit ce qui allait se passer : "Mon genou va gonfler et ça ne prendra pas trois jours avant que ça fuite dans la presse. C'est un suicide sportif, autant jeter mes crampons à la poubelle." Je n'en veux pas à mon frère, mais ce n'était pas malin : j'aurais dû dire non. »
Le latéral gauche a traîné de lourds problèmes physiques. « L'histoire de mes genoux est digne d'un roman. Opération des deux tendons rotuliens, du cartilage à gauche et à droite... Je m'entraîne à nouveau, mais avant de me présenter quelque part, je veux être certain que mon genou tienne le coup », a-t-il confié à HUMO.
Un retour sur les terrains ?
Jordan Lukaku n'a pas encore fait une croix sur son retour. « Ce sera difficile, c'est certain. Je veux jouer, mais en suis-je encore capable ? J'espère avoir la réponse très bientôt. Selon le docteur Sas, je peux encore jouer. Seulement, je risque d'en payer le prix fort après ma carrière. "La vie est encore longue", m'a-t-il dit. »
Le joueur mène une profonde réflexion sur son avenir. « J'ai vu des footballeurs qui ont poussé trop loin et qui en subissent les conséquences tous les jours, éprouvant même des difficultés à marcher. Je n'en suis pas là : dans la vie quotidienne, je n'ai aucune douleur. Mon fils Tyler a 7 ans, et pour lui, c'est simple : quand il va jouer dehors, son papa doit l'accompagner. Le jour où ce ne sera plus possible, il me verra comme un vieillard, et ça, je m'y refuse », conclut-il.