À quelques jours du huitième de finale entre les Diables Rouges et le Sénégal, prévu mercredi à 22h, l'enthousiasme grandit autour de la sélection belge.
Après la qualification obtenue face à la Nouvelle-Zélande, les observateurs se tournent désormais vers ce rendez-vous décisif et s'interrogent notamment sur le retour de Zeno Debast. "On a quitté l’euphorie de la qualification, et on est vraiment prêt à accueillir cette prochaine rencontre avec beaucoup d’impatience !"
Le défenseur du Sporting Portugal a retrouvé le groupe à l'entraînement, mais son retour à la compétition semble encore prématuré. "Ça fait du bien de le revoir quand même. On est content pour lui", souligne Vincent Langedries. "Mais je pense qu’il s’est fait un petit peu déborder par la gaucheou par la droite par les gars qui sont là, Brandon Mechele et Nathan Ngoy. Debast ne jouera peut-être pas en Coupe du Monde, sauf si on va loin jusqu’en demi-finale." Benjamin Deceuninck partage cet avis : "Je me suis fait la même réflexion. Il ne jouera que si on va loin. Mais si on va loin, ça veut dire que l’équipe tourne bien et il n’y aurait aucune raison de le mettre dans l’équipe."
UNE BONNE DEFENSE?
Les bonnes prestations de Brandon Mechele, Nathan Ngoy et Arthur Theate compliquent en effet la situation de Debast. "Le problème pour lui, c’est qu’on s’est découvert deux titulaires en défense en deux matchs amicaux et deux matchs de Coupe du Monde", analyse Fred Waseige. "On ne pouvait pas s’attendre à ce que Ngoy et Mechele allaient devenir aussi bons. Sans oublier évidemment Arthur Theate, qui lui a tout le temps été bon en équipe nationale ! Donc, ça nous fait déjà trois joueurs pour cette place-là."
DEBAST = KOMPAGNY?
Manu Jous établit enfin un parallèle avec le retour de Vincent Kompany lors du Mondial 2018, tout en rappelant que les contextes sont différents. "On parle bien sûr d’un joueur qui avait un autre statut et une équipe qui avait d’autres ambitions puisqu’on faisait partie des deux voire trois grands favoris du tournoi. (...) Ici avec Debast, je me pose effectivement la question si c’était bien nécessaire de le reprendre puisqu’on savait qu’il allait manquer le premier tour. Il y a une différence entre être médicalement prêt et physiquement prêt. Le joueur est rétabli, mais il manque de rythme. J’espère qu’on va encore jouer quatre tours ou cinq. Mais bon, ce n’est pas certain non plus…"