Alors que tous les regards sont braqués sur les performances des Diables Rouges à la Coupe du monde, le RSC Anderlecht s'invite lui aussi à la une des journaux. Tandis que Neerpede vibrait ce jeudi au rythme de la présentation officielle de Vítor Bruno en tant que T1, à quelque 8 000 kilomètres de là, Michael Verschueren livrait son regard sur la situation actuelle du club.
Tout comme notre équipe nationale, le président des Mauve et Blanc séjourne actuellement à Seattle, où il s'est confié sans détour aux journalistes de Het Nieuwsblad et de La Dernière Heure. Pour l'occasion, Verschueren n'a éludé aucun sujet. Il a notamment expliqué les coulisses du choix de Bruno et a longuement évoqué les grandes orientations du mercato estival.
Le RSCA vise le titre
Verschueren compte sur Antoine Sibierski pour renforcer considérablement le noyau avec les moyens du bord. « Les problèmes actuels ont été identifiés. Une ligne directrice a également été tracée concernant le style de jeu. Nous voulons présenter plusieurs recrues au cours des prochaines semaines », affirme-t-il, voyant l'avenir d'un œil optimiste au Lotto Park.
« Il y a un budget pour donner au club les armes nécessaires afin d'être compétitif. Personnellement, j'espère que le club pourra à nouveau jouer le titre d'ici deux ans », lance-t-il même. « Mais je ne vais pas écrire une lettre pour l'annoncer aux supporters », nuance Verschueren, qui a visiblement tiré les leçons des erreurs du passé. Le président n'en reste pas moins déterminé à inverser la tendance.
Petite pique envers Riemer
« Tôt ou tard, nous y arriverons. Au Club de Bruges aussi, cela a pris dix ans. Un vent nouveau souffle sur Anderlecht et cela mérite qu'on le soutienne », lance-t-il, les poings serrés. « Avant de critiquer, comme le fait un Brian Riemer par exemple, il faut au moins avoir gagné quelque chose soi-même », assène-t-il dans la foulée, renvoyant ainsi les nombreux détracteurs dans leurs cordes.
Quant à l'idée que les Bruxellois soient désormais dépassés par leur voisin de l'Union Saint-Gilloise, Verschueren la balaie également d'un revers de main catégorique. « Si ce sont eux le numéro un en ville ? Allons, soyons sérieux. L'Union n'est revenue en division un que depuis six ans. Ils ont été clairement meilleurs ces dernières années, le classement ne ment pas, mais on ne peut tout de même pas ignorer nos 34 titres de champion ? », conclut le président.
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