José Mourinho (63 ans) a été officiellement présenté il y a deux semaines en tant que nouvel entraîneur du Real Madrid. Le « Special One » a accordé sa première interview depuis son retour. L'entretien avec « Vanity Fair » révèle un Mourinho que l'on voit rarement : plus calme, plus réfléchi, mais toujours animé par la même soif de victoire et visiblement fier de son nouveau défi.
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L'ambition d'être le meilleur« Je reviens parce que j’aime le Real Madrid », commence Mourinho. « Ce club a quelque chose d’unique. Le maillot blanc a quelque chose de magique. » Le Portugais est conscient mieux que quiconque de ce qu’on attend de lui. « Au Real Madrid, les attentes sont toujours énormes. Ici, tout tourne autour de la victoire. »
C’est selon lui la raison pour laquelle ce club est si spécial. « La pression est constante. Il faut toujours avoir l’ambition d’être le meilleur. C’est l’identité du Real Madrid. »
Aucune aversion pour le FC Barcelone
Mourinho parle également avec une franchise surprenante de son passé en Espagne. « Je n’ai aucune aversion pour Barcelone (où il a été entraîneur adjoint entre 1996 et 2000, ndlr) », déclare-t-il. « J’y ai passé de belles années, tant sur le plan professionnel que privé. » Selon lui, les Clásicos acharnés n’ont jamais donné lieu à des sentiments personnels. « C’était une rivalité sportive. Rien de plus. »
Mourinho montre également clairement que la victoire reste sa principale motivation. « L’idée qu’on puisse être grand sans gagner ne tient pas la route », affirme-t-il. « En football, ce qui compte au final, ce sont les résultats et les trophées. »
L’entraîneur portugais se projette déjà vers son nouveau groupe de joueurs. Il est particulièrement élogieux à l’égard de Kylian Mbappé. « C’est un joueur phénoménal. » Il n’a toutefois pas l’intention d’opérer immédiatement de grands changements. « Je suis ici pour aider les joueurs, l’équipe et le club, pas pour les critiquer. Je veux d’abord écouter, observer et apprendre à connaître le groupe. »
L’interview offre également un aperçu de la façon dont Mourinho se perçoit lui-même. « Je n’ai jamais voulu être plus important que mes joueurs. Le charisme ne s’achète pas au supermarché. On gagne l’autorité en entraînant, en dirigeant, en préparant les matchs et en convainquant un vestiaire. »
Le « Special One » semble plus serein que lors de son premier passage à Madrid, mais son ambition reste la même. « Je suis ici pour gagner. »