La Belgique doit impérativement s'imposer contre la Nouvelle-Zélande. Si la presse belge qualifie les "Kiwis" de maillon faible du groupe, force est de constater après leurs deux premiers matchs que les Belges vont avoir du pain sur la planche. Footnews a analysé les deux rencontres de la Nouvelle-Zélande.
La Nouvelle-Zélande a partagé l'enjeu 2-2 face à l'Iran et s'est inclinée 1-3 contre l'Égypte. En se basant purement sur ces scores, on pourrait penser que ce sera une formalité pour les Diables Rouges. Pourtant, avec leur propre 2-2 en amical et ce 0-0 en poule, les résultats des Belges ne sont pas brillants non plus.
Gare à la Nouvelle-Zélande
La Nouvelle-Zélande n'est pas Curaçao et n'est certainement pas une équipe que l'on bat d'un simple claquement de doigts. "Nous allons gagner", a déclaré Rudi Garcia. C'est cette confiance à la française, et c'est une bonne chose, mais le sélectionneur ne doit pas sous-estimer la Nouvelle-Zélande, tout comme la presse. La Belgique se comporte encore comme une nation du top mondial, que ce soit à travers ses déclarations ou sa manière de jouer. Ne devrions-nous pas arrêter avec ça ? En dehors de Jérémy Doku et Thibaut Courtois, nous n'avons plus de joueurs de classe mondiale. Ce n'est pas une honte, c'est juste une suite logique. En dessous de ce duo, nous possédons de très bons footballeurs.
Cependant, la Nouvelle-Zélande compte elle aussi de bons joueurs, même s'ils n'ont évidemment pas la même qualité que les Belges. Elijah Just, Chris Wood et Sarpreet Singh font très bonne impression dans cette Coupe du monde. Ce ne sont pas des joueurs de grands clubs, mais ce sont de bons footballeurs. Justes techniquement, dotés d'un gros volume de course et d'une grande passion... Ils ont été vraiment performants pendant une heure et l'Égypte aurait très bien pu être menée 2-0.
La Nouvelle-Zélande guette le contre, mais ce n'est pas une équipe qui se contente de parquer le bus à dix dans ses seize mètres. Ils ont énormément de joueurs en mouvement. Sur une contre-attaque, ils se retrouvent parfois à trois ou quatre dans la surface adverse. C'est une équipe agréable à voir jouer, avec beaucoup de dynamisme et de réelles qualités footballistiques. La Belgique devra surtout se méfier des transitions et des phases arrêtées, un domaine où les Belges se sont déjà montrés vulnérables.
Les Diables Rouges ne doivent pas chercher à se comporter d'emblée comme un cador et tout miser sur l'attaque. Ce football nerveux n'a pas fonctionné contre l'Égypte ni contre l'Iran. Un peu de réalisme ferait du bien à l'équipe. La Belgique n'est plus une grande nation du football. Un peu plus d'humilité est de mise, tant au sein du groupe que dans les médias. Il ne s'agit pas simplement d'aligner tous ses éléments offensifs. Un journal a reproché à la Belgique de perdre ses duels, alors que les Diables en ont gagné 50 contre 45 pour l'Iran. L'engagement et la passion sont là, et ce genre de discours s'apparente à des discussions de comptoir quand les choses tournent mal. C'est surtout avec le ballon que le contenu est trop pauvre. Trop nerveux.
Ne pas sous-estimer la Nouvelle-Zélande
La Nouvelle-Zélande n'est pas un cador, mais forme un bloc solide. Ce sont des guerriers avec un meilleur bagage technique que ce que d'aucuns pourraient penser. Néanmoins, il y a des opportunités à saisir pour les Diables Rouges. Tout comme face à l'Iran, les Néo-Zélandais ont commencé à piocher physiquement après 60 à 70 minutes de jeu contre l'Égypte. Les Kiwis enchaînent énormément de courses à haute intensité sur de longues distances, un rythme impossible à tenir pendant 90 minutes.
De plus, ils éprouvent de réelles difficultés face aux ailiers rapides. Titulariser Jérémy Doku et Dodi Lukebakio, avec des latéraux qui dédoublent, ne semble pas être un mauvais plan pour le sélectionneur de la Belgique. En revanche, il ne faut pas aligner Romelu Lukaku d'entrée. La Nouvelle-Zélande est solide physiquement dans l'axe, et ce sera à un autre attaquant de pointe d'aller au mastic pour épuiser leurs défenseurs. Lukaku n'est pas assez fit pour cela. Faites-le monter au jeu après 60 ou 70 minutes, et nous prédisons déjà qu'il marquera. C'est à ce moment-là que les espaces se libéreront.
Tout le monde doit se méfier de la Nouvelle-Zélande. Contre l'Iran, ils ont tenté 14 tirs pour un xG de 1,2 ; face à l'Égypte, 15 tirs et un xG de 1,24. Ce n'est pas négligeable, mais heureusement, ils laissent aussi des espaces. "À présent, il faut simplement marquer le plus de buts possible contre l'équipe qui est, avec tout le respect que je lui dois, la plus faible du tournoi sur le papier", avance Marc Degryse.
Marc n'a visiblement pas vu jouer la Nouvelle-Zélande. Ils sont meilleurs que des pays comme l'Arabie saoudite, Curaçao ou l'Afrique du Sud, pour ne citer qu'eux. Non, la priorité absolue est de gagner. Ne sous-estimez pas la Nouvelle-Zélande comme cela a été le fait pour l'Égypte et l'Iran. La Belgique a joué de manière très nerveuse dès la première minute lors de ces deux rencontres. Face aux Kiwis, il faudra surtout rester calme et patient. C'est le moment pour les cadres de l'équipe de prendre leurs responsabilités. Décrocher la victoire est le plus important, arrêtons de parler de "marquer un maximum de buts". Il est temps de garder les pieds sur terre.
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