Malgré la défaite de l'Irak face à la Norvège (1-4) lors de la Coupe du monde, le capitaine Aymen Hussein a fait vibrer ses supporters en inscrivant le but de l'égalisation.
Déjà érigé en héros national après avoir inscrit le but qualificatif historique contre la Bolivie en avril, l'attaquant de 30 ans cache pourtant une histoire personnelle marquée par la guerre et le deuil.
En 2008, alors qu'il n'avait que 12 ans, son père, militaire dans l'armée irakienne, a été abattu en plein cœur par l'organisation terroriste Al-Qaïda, qui le menaçait pour qu'il quitte ses fonctions.
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Etat islamiqueUn traumatisme gravissime pour le jeune garçon et sa famille. Six ans plus tard, en 2014, la tragédie a de nouveau frappé : l'État islamique a pris d'assaut sa maison familiale à Kirkouk et a kidnappé son frère, lui aussi membre de l'armée. Sa maison a été détruite et son frère n'a plus jamais donné aucun signe de vie.
Anéanti, Hussein a songé à abandonner définitivement le football. C’est sa mère qui l'a convaincu de s'accrocher à ses rêves. Un an après ce second drame, il honorait sa première sélection avec l'Irak.
Aujourd'hui, avec 33 buts en 92 matchs internationaux, il est devenu le capitaine emblématique d'un peuple. Son parcours force le respect, faisant de lui un symbole absolu de résilience face à la barbarie.