Le Standard et Charleroi ont comparu devant le Comité Disciplinaire du football professionnel. Ils contestent les sanctions proposées après les incidents survenus le 23 mai dernier à Sclessin. Bien que les plaidoiries se soient majoritairement concentrées sur des points juridiques, les débats ont mis en lumière des positions très fermes de la part des dirigeants.
Medhi Bayat a rejeté catégoriquement la proposition d'une suspension de quatre matchs et s'est dit pleinement déterminé à porter l'affaire devant différentes instances juridiques pour faire valoir ses droits, affirmant explicitement sa volonté de saisir un tribunal civil si cela s'avérait nécessaire pour obtenir gain de cause.
De son côté, le Standard a axé sa défense sur la contestation du principe de « responsabilité objective ». Le club liégeois s'oppose à la levée du sursis assortie de trois matchs à huis clos. Le Standard veut protéger la grande majorité de ses supporters ainsi que ses partenaires commerciaux.
Le club liégeois préfère que la sanction soit localisée et ne cible que les véritables responsables. Il demande ainsi que seul le bloc E de la tribune 4 (où se trouve le groupe de supporters connus sous le nom de PHK) soit sanctionné.
Medhi Bayat a aussi réclamé la création urgente d'une table ronde nationale afin d'uniformiser durablement les méthodes de lutte contre la violence dans les stades. Cette commission de travail devrait selon lui rassembler les acteurs institutionnels et décisionnaires du monde du football, les représentants du monde juridique et les autorités politiques.
Un jugement sera sans doute rendu dans le courant de la semaine prochaine.
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