On le sait, la participation de l'Iran à la Coupe du Monde a longtemps été discutée. Si la Team Melli participe finalement à la compétition, les conditions ne sont pas optimales.
La délégation a en effet dû changer de camp de base, trouvant refuge à Tijuana. Et si le premier match a bien eu lieu à Los Angeles, la présence iranienne sur le sol américain a été limitée au strict nécessaire.
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"Notre équipe est la plus opprimée de toute la Coupe du monde""Ils nous ont dit que nous devions partir immédiatement. Cela nous inquiète beaucoup. Franchement, nous ne comprenons pas pourquoi ils nous renvoient. C’est très étrange. On dirait que d’autres décident de notre départ. Notre équipe est la plus opprimée de toute la Coupe du monde", déclarait le sélectionneur Ghalenoei.
Avant de poursuivre : "Notre président n’est pas là, nos médias ne sont pas là, une grande partie de notre équipe dirigeante n’est pas là. En réalité, tout est comme une catastrophe pour nous."
"Pas bon pour le football"
"On se fatigue. Je trouve ce genre de chose un peu injuste, vous savez ?", lançait de son côté Mohammad Mohebi, buteur face à la Nouvelle-Zélande. Un avis partagé par Taremi : "Ce n’est pas bon pour nous, vous savez ? Ce n’est pas bon pour le football, car en Coupe du monde, il faut bien se préparer pour le match suivant, car c’est une période très stressante pour les joueurs, le staff et tout le monde. Mais nous n’avons pas ce soutien, et je pense que la FIFA doit nous aider davantage."
Et alors que des membres de la FIFA tentaient de le faire taire, il ajoutait : "C’est une mauvaise situation, et nous en avons assez, car depuis deux mois, le mois dernier, nous avons beaucoup de problèmes, vous savez ? Et c’est vraiment grave, et cela affecte notre équipe."
Et son sélectionneur d'abonder dans le même sens : "Nous sommes heureux de retrouver le peuple mexicain à Tijuana, mais d’un point de vue technique, nous aurions dû rester ici ce soir. Ils compliquent de plus en plus la situation, ils multiplient les obstacles, mais nous continuerons à faire de notre mieux."
Taremi, qui refiusait de citer les Etats-Unis mais qui laissait entendre qu’ils étaient responsables, a ensuite évoqué le cas Infantino : "Bien sûr, il veut nous aider, mais il y a aussi d’autres choses. Vous savez, tout le monde le sait. Je n’ai pas besoin d’en dire plus, vous savez où nous en sommes."
Et Mohebi de conclure : "Ce n’est pas juste… L’atmosphère est difficile pour nous."