C'est parti ! Le Mexique "reçoit" l'Afrique du Sud dans son mythique stade Azteca de México pour lancer la Coupe du monde de football 2026 à 14h00 (21h00, heure belge).
Une première affiche chargée de souvenirs pour les amateurs de football et pour les deux équipes, qui se sont précisément rencontrées pour la dernière fois à l'occasion du match d'ouverture de la Coupe du monde 2010.
Le 11 juin, cette année-là, à la 55e minute, Siphiwe Tshabala avait dynamité le Mondial en expédiant une lourde frappe du pied gauche dans la lucarne d'Oscar Perez, à l'occasion du premier match de l'histoire de la Coupe du monde disputé sur le continent africain.
Les deux équipes s'étaient finalement quittées sur un partage l'égalisation de Rafael Marquez, du droit, à la 79e
Comme à Johannesburg en 2010 quelque 85.000 personnes seront rassemblées dans l'Azteca pour assister à ce nouveau duel entre El Tri et les Bafana Bafana, en ouverture de la grand-messe du football qui sera partagée cette année entre le Mexique, le Canada et les États-Unis.
Déjà un Belge en lice !
Il y a déjà "du belge" dans cette rencontre avec la présence d'Hugo Broos sur le banc de l'Afrique du Sud.
Le sélectionneur le plus âgé (74 ans) à diriger une équipe en Coupe du monde, peut également se rappeler à son expérience au stade Azteca en 1986.
Il figurait alors au centre de la défense des Diables, battus 2-1 par l'hôte mexicain en ouverture devant plus de 100.000 spectateurs
Mais si la compétition avait bien mal débuté pour la Belgique, on connaît la suite qui appartient à l'histoire avec une épopée jusqu'en demi-finale, la quatrième place étant longtemps restée le meilleur résultat de l'équipe nationale en Coupe du monde.
"Le Mexique est évidemment favori", avouait Hugo Broos, "Parce qu’il doit gagner le groupe (avec la Corée du Sud et la République Tchèque, ndlr), ou au minimum être deuxième. Mais d'un autre côté il ne peut donc pas se permettre de perdre ce match et aura donc la plus forte pression à supporter. Il y aura une certaine nervosité dans nos rangs, mais ce sera plus de l’excitation et de la volonté de bien faire. Nous ne sommes clairement pas favoris, mais on sait aussi que des équipes organisatrices ont déjà craqué sous la pression par le passé. Tout est donc possible ! Il sera en tout cas très important pour nous de nous en tenir au plan de jeu, et de ne pas écouter ce qui se passe dans les tribunes. Nous savons tous qu'il y aura des milliers de Mexicains dans le stade, et peut-être quelques Sud-Africains..."
"Il y a beaucoup d’enthousiasme au pays", poursuit Broos. Tout le monde est derrière l’équipe nationale, qui ne s’était plus qualifiée sportivement pour une Coupe du monde depuis 2002. Certains parlent même de demi-finale . Mais pour nous, ça serait déjà un grand succès de sortir de la phase de groupes, puisque cela ne s’est jamais produit dans l’histoire de la sélection qui a échoué en poule lors de ses trois uniques participations. Ce serait déjà un peu comme gagner la Coupe du monde !"
L'entraîneur termine au même endroit que le joueur
Ma carrière d'entraîneur va se terminer au même endroit que celle de joueur en équipe nationale belge", s'étonne Hugo Broos. "Les parallèles sont vraiment incroyables. Mais ma décision est définitive. J'arrête après la Coupe du monde (rires) .
"On m'a pourtant demandé si je ne voulais pas continuer encore un peu, mais j’ai poliment refusé. Je veux bien les aider un peu d’une manière ou d’une autre, mais certainement plus comme entraîneur. Je ne souhaite plus consacrer 100 % de ma vie au football, loin de la Belgique et de ma famille. Ce sera de surcroît une belle manière d’arrêter, après cette Coupe du monde", conclut Broos.
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