À l’aube de cette Coupe du monde 2026, le regard de la France sur les Diables Rouges a considérablement changé. Si les chambrages sur le fameux « seum » de 2018 ou l'arrogance française font désormais partie du folklore (et ressurgissent à chaque duel), l’attitude des médias et des observateurs français est aujourd'hui un mélange de respect retrouvé, de curiosité et d’une pointe de méfiance.
En 2018, le futur vainqueur, la France, n'avait battu la Belgique qu'un tout petit but à zéro en demi-finale, grâce à une réalisation sur corner. Après coup, le jeu cynique des Bleus avait suscité quelques réactions critiques dans le camp belge. Côté français, on avait répliqué par des moqueries, évoquant alors avec ironie "le seum" (traduit librement par une forme de frustration ou d'amertume) des Belges.
L'Autriche et le Sénégal mieux armés que les Diables ?
Depuis lors, les Diables Rouges ont régulièrement été pris pour cibles en France. D'autant plus que les Bleus sont restés leur bête noire à plusieurs reprises au cours des années suivantes. Pensons notamment à la demi-finale du Final Four de la Ligue des Nations, ou encore au deuxième tour du dernier Championnat d'Europe. À chaque fois, ces défaites ont suscité des réactions condescendantes.
Quel est donc l'avis des Français sur les Diables à l'approche de la Coupe du monde 2026 ? Dans le guide du Mondial du prestigieux quotidien L'Équipe, des étoiles sont attribuées à chaque pays participant. La Belgique en reçoit deux sur cinq. Elle se retrouve ainsi dans la même catégorie que, par exemple, la Côte d'Ivoire, la Suède, les États-Unis ou l'Uruguay. Des pays comme les Pays-Bas, l'Autriche, la Colombie, le Sénégal et la Norvège sont tous jugés supérieurs.
Des doutes autour de De Bruyne
Le média s'attend certes à un grand Kevin De Bruyne, qui aura à cœur de réaliser une Coupe du monde exceptionnelle. Le fait que le maître à jouer ait manqué de nombreux matchs avec son club, le SSC Napoli, en raison de blessures est perçu comme un avantage : il se présentera en effet au coup d'envoi en parfaite condition physique. Mais tout le monde n'est pas convaincu. "C'est une légende du football, mais il n'a plus les jambes", tempère l'analyste Kévin Diaz sur RMC Sport.
Chez RMC, on range d'ailleurs la Belgique purement parmi les underdogs (les outsiders), elle n'est plus comptée parmi les favoris. Selon Diaz, la ligne d'attaque est loin d'être aussi impressionnante que tout le monde le pense. Pourtant, on leur trouve tout de même quelques atouts. "La Belgique aborde le tournoi comme un outsider, mais c'est une équipe dont il faudra se méfier. Avec des joueurs talentueux comme Doku et De Ketelaere, aux côtés de quelques membres de la célèbre 'Génération Dorée'. Le calme est également revenu dans le vestiaire", souligne-t-on. Conclusion finale des deux médias : avec une place en quarts de finale, la Belgique pourrait parler d'une Coupe du monde réussie.
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