Huit ans après l’épopée russe, Eden Hazard garde un regard lucide sur le parcours de la Belgique. L’ancien capitaine estime que sa génération avait les moyens d’aller encore plus loin sur la scène mondiale.
Retiré des terrains depuis 2023, Eden Hazard continue de suivre l’actualité du football, mais avec davantage de recul. Dans un entretien accordé à la FIFA à l’approche de la Coupe du monde 2026, l’ancien meneur des Diables Rouges est revenu sur les moments marquants de sa carrière internationale et sur les ambitions de la Belgique lors des grandes compétitions.
« J'ai pris beaucoup de recul par rapport au football. Ça me prenait peut-être 95 % de mon temps, ce qui était très bien, parce que c'est ce que j'aimais faire, mais maintenant j'ai tourné la page. »
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Des regrets malgré la progressionHazard se souvient notamment du Mondial 2014 au Brésil, première apparition de la Belgique dans la compétition depuis douze ans. Cette campagne avait marqué le début de l’ascension de la génération dorée. « J'ai joué mon premier match de Coupe du Monde au Brésil en 2014. C'était une nouvelle expérience, et, en fait, une bonne courbe d'apprentissage pour cette génération de joueurs. Nous avons atteint les quarts de finale et perdu contre l'Argentine. »
Malgré ce parcours encourageant, l’ancien capitaine estime que les Diables Rouges avaient les qualités pour faire mieux. « Donc oui, on aurait pu faire mieux, car ce n'était pas une équipe argentine d'élite, mais ils avaient Messi, et s'il est dans ton équipe, tu as une chance de gagner. Nous n'avons pas eu une mauvaise Coupe du Monde. En fait, nous avons plutôt bien géré la situation, à la fois individuellement et en équipe. Cela a préparé le terrain pour ce qui allait suivre. »
Ce qui a suivi, c’est la troisième place historique obtenue en Russie en 2018. Hazard y a livré l’un des meilleurs tournois de sa carrière. « Je ne vais pas dire que j'étais au-dessus de tout le monde à la Coupe du Monde 2018, car il y a toujours eu des joueurs meilleurs que moi, mais je me suis senti vraiment fort à ce tournoi. J'étais au sommet de mon art, non seulement au niveau de mon football, mais aussi physiquement et mentalement. »
Aujourd’hui observateur attentif des Diables Rouges, l’ancien joueur du Real Madrid se montre également confiant envers le sélectionneur Rudi Garcia. « Il n’a jamais entraîné d'équipe nationale auparavant, mais je ne pense pas que ce soit un problème. Il a assez d'expérience pour le poste et il saura comment s'y sortir. » Avant d’ajouter : « C'est un entraîneur qui dit ce qu'il pense et c'est une personne formidable. Je pense que c'est exactement ce dont nous avons besoin. »
Salomon AGADA