Rudi Garcia se prépare pour son premier grand tournoi en tant que sélectionneur de la Belgique. Pour l'entraîneur français, la Coupe du monde aux États-Unis, au Mexique et au Canada sera également déterminante pour son avenir. Selon La Dernière Heure, la décision concernant la prolongation de son contrat ne sera en effet prise qu'après la Coupe du monde.
Début 2025, l'ancien entraîneur de Lille OSC, de l'Olympique de Marseille et de l'AS Roma, entre autres, a été nommé pour succéder à Domenico Tedesco, qui avait été critiqué. Lors de ses premières apparitions publiques en tant que sélectionneur de la Belgique, Garcia a immédiatement fait bonne impression. Et en mars, son premier grand objectif a déjà pu être coché : le maintien en Division A de la Ligue des Nations.
Entre-temps, son deuxième objectif principal, la qualification pour la phase finale de la Coupe du monde, a également été atteint. Mais la campagne de qualification n’a pas été un succès retentissant. Les Diables ont certes joué un bon football par moments et ont montré une nouvelle fois leur envie de faire quelque chose de beau. Mais ces bons moments ont trop souvent alterné avec des performances moins convaincantes. De plus, parmi tous les vainqueurs de groupe en Europe, la Belgique a été celle qui a le plus souvent perdu des points. Alors que le groupe ne regorgeait pas vraiment de qualité.
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Points faibles et points fortsGarcia n’a pas toujours fait la meilleure impression sur le plan tactique. Non pas qu’il ait commis des erreurs grossières, et sa ligne de conduite est aussi beaucoup plus claire que celle de son prédécesseur. Mais il est arrivé à plusieurs reprises que ses remplacements aient un impact négatif sur le niveau de son équipe. De plus, on lui a reproché d’adopter une méthode de travail quelque peu dépassée. Alors qu’une bonne analyse (vidéo) et une approche scientifique prennent de plus en plus d’importance.
D'un autre côté, Garcia a su rétablir un bon esprit d'équipe et une hiérarchie claire dans le vestiaire. Ses choix de sélection sont assez conservateurs, mais il n'hésite certainement pas à donner leur chance aux jeunes talents lorsqu'ils le méritent. Dans l'ensemble, le bilan semble pour l'instant positif sous la houlette du Français. Il sera toutefois surtout jugé sur les performances lors de la Coupe du monde.
Les leçons tirées de Tedesco
Cela sera également déterminant pour son avenir. Ainsi, La Dernière Heure rapporte que l'URBSFA ne se prononcera sur une éventuelle prolongation du contrat du sélectionneur qu'après le tournoi. Le PDG Vincent Mannaert a pourtant prolongé son contrat jeudi, mais ces dossiers sont donc distincts. La fédération a en effet tiré les leçons de l’expérience du précédent sélectionneur. Le contrat de Domenico Tedesco avait ainsi été prolongé avant l’Euro 2024, ce qui s’est avéré être une mauvaise décision et a finalement coûté à la fédération une indemnité de départ considérable. On ne veut pas refaire cette erreur une deuxième fois.