Après les incidents graves qui se sont produits après le derby wallon, l'heure est à l'analyse, pour tenter une fois de plus de trouver des solutions pour éviter que ça se reproduise.
Ce qui est certain, c'est que des deux côtés, même si ce sont certains supporters qui ont eu des comportements inacceptables, les clubs n'y sont pas pour rien. C'est en tout cas l'avis du criminologue de l'Université de Liège Michaël Dantinne.
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"Tout le monde n'a pas été un exemple""Quand on est joueur de foot, on doit être un exemple. Quand on est entraineur de foot, on doit être un exemple. Les clubs doivent être des exemples. Je pense que dans ces faits, en ce compris le match précédent, tout le monde n'a pas été un exemple. Cela ne va pas du tout dans le sens des déclarations que j'ai entendues, dignes, je le disais, de la cour de récréation", explique-t-il ainsi à la RTBF.
Mais pour lui, les supporters ont peut-être un rôle à jouer pour trouver des solutions : "On peut critiquer les autorités, on peut critiquer les clubs, qu'on tient d'ailleurs dans une espèce de fiction comme responsables objectifs de ce que leurs supporters font. Alors qu'honnêtement, ce ne sont pas leurs enfants. Mais les supporters aussi doivent prendre leur destin en main."
"Trouver et imaginer un suppoterisme acceptable"
"Ils doivent eux-mêmes trouver et imaginer un supporterisme, même Ultra, qui est acceptable, peut-être négocier. La suite, on la pressent déjà. Les clubs ici risquent, pour essayer de solutionner les problèmes, mais aussi pour amoindrir leurs sanctions, d'interdire les déplacements de leurs supporters. À partir de ce moment-là, moi, j'ai l'impression que ça perdra de sa saveur et que ça s'appelle "casser son jouet". Et si on aime son jouet on essaie de ne pas le casser... ", conclut Dantinne.