Le Bayern Munich termine la saison en décrochant le doublé allemand. Après le titre de champion, le club a en effet remporté la coupe samedi soir. Il a dû faire preuve de patience en finale, mais Stuttgart s'est finalement incliné 3-0, grâce à Harry Kane.
Nous avons assisté à une première mi-temps surprenante au stade olympique de Berlin. Il n’était en tout cas pas question d’un rouleau compresseur bavarois. Pas de grand cru du Bayern jusqu’à la pause — un xG (nombre de buts attendus) de 0,14 (!) : non, ce n’est pas une faute de frappe.
Stuttgart a mieux démarré le match. Avec dynamisme, énergie et engagement. Undav a manqué de puissance sur sa première tentative, Mittelstädt a envoyé la première véritable occasion dans le petit filet depuis un angle fermé.
Le Bayern Munich semblait tout aussi surpris. Non pas que Stuttgart enchaînait les occasions, mais il se montrait au moins dangereux. Le gardien du Bayern, Urbig, a repoussé en corner une belle frappe glissée d’Undav. Sur la ligne de touche, Vincent Kompany s’énervait : ce n’était pas le scénario envisagé par notre compatriote.
Un tir timide de Diaz et une frappe à plus de 150 km/h de Stanisic : ses joueurs n’ont pas fait mieux avant la pause. Malgré 67 % de possession de balle. Le Bayern n’avait tout simplement pas l’air en forme. Toute la puissance offensive s’est perdue face à la défense de Stuttgart. Qui a exercé une très forte pression. Kompany devait trouver une solution pour ses vedettes.
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Michael & HarryJusqu’à l’heure de jeu, « le Prince » ne semblait pas y être parvenu. La deuxième mi-temps n’était pas non plus très réjouissante sur le plan footballistique. Peu d’intensité, de rythme ou d’élan offensif : la Sainte Trinité bavaroise faisait défaut. Mais est-ce grave quand on dispose d’autant de talent ?
Dès la première véritable action de Michael Olise, c'était le jackpot pour Kompany et ses coéquipiers : un superbe centre vers le deuxième poteau, où Harry Kane a marqué de la tête après un petit plongeon (1-0). Michael & Harry : un duo en or depuis l'été 2024.
Si José Mourinho, qui assistait à la finale en direct, hésitait encore à faire venir Olise au Real Madrid, au cas où le Portugais y redeviendrait entraîneur : n'y pense même pas, José. Ce Français est un crack. Il ne fait aucun doute qu'il va marquer la Coupe du monde de son empreinte.
Soit, peu après, Laimer a inexplicablement laissé passer l’occasion de doubler l’avance sur un rebond. De quoi faire des cauchemars si les choses devaient mal tourner.
Ce qui n’a finalement pas été le cas. Stuttgart avait complètement perdu son « mojo ». La défense présentait des failles, l’attaque ne parvenait pas à concrétiser. Le Bayern Munich était maître du jeu. À dix minutes de la fin, Harry Kane a scellé le sort du match : il a d’abord frappé le cadre depuis l’extérieur de la surface, puis a marqué avec sang-froid après un superbe pivot. Dans le temps additionnel, il a pu compléter son triplé sur penalty.
King Harry, prêt pour la Coupe du monde, semble-t-il. Après une saison exceptionnelle en Bavière : 61 (!) buts et 7 passes décisives toutes compétitions confondues. MVP du Bayern, qui a donc remporté la coupe après le titre – pour la première fois depuis 2020. Le doublé pour Vincent Kompany et ses coéquipiers. Beau travail.
Même si ces deux matchs contre le PSG resteront très certainement en travers de la gorge des Bavarois.