Anderlecht est sous pression : le club cherche d'urgence un nouvel entraîneur principal. Quelques options surprenantes refont surface, mais des questions financières et de timing rendent (à nouveau) difficile un choix rapide.
La question de savoir qui prendra les rênes d'Anderlecht devient chaque semaine plus pressante. Jérémy Taravel a maintenu l'équipe à flot durant une période difficile, mais à Neerpede, il n'est plus vraiment considéré comme l'homme de l'avenir. « Même s'ils gagnent la coupe, je ne pense pas qu'ils continueront avec Taravel », a déclaré Ludo Vandewalle dans le podcast Sjotcast.
Par conséquent, les mêmes noms resurgissent mécaniquement. Cependant, la situation a évolué entre-temps. Ce qui était possible en février ou mars ne coule plus de source fin avril. Certains candidats sont toujours disponibles, d'autres ne le sont qu'en théorie. Et pour au moins deux noms, parvenir à un accord est désormais bien plus complexe que lors des premières prises de contact d'Anderlecht.
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Tomasson toujours libreSi l'on se base uniquement sur la disponibilité, trois noms sortent du lot : Jon Dahl Tomasson, Paul Simonis et Maarten Martens. Tomasson a été licencié en octobre 2025 par la fédération suédoise après un mauvais départ en qualifications pour la Coupe du Monde. Graham Potter a repris le flambeau peu après, et depuis, Tomasson n'a pas retrouvé de défi. Il est donc libre et aucune indemnité de rupture n'est à verser. Sur le papier, il reste une option viable.
Pourtant, l'argent reste la pierre d'achoppement pour Tomasson. Het Laatste Nieuws rapportait déjà début mars que les négociations avec le Danois stagnaient pour des raisons financières. Administrativement, son dossier est plus simple que celui d'un Alfred Schreuder, mais il n'en est pas plus aisé pour autant. Si Anderlecht veut l'attirer maintenant, tout dépendra du salaire, du staff et de la marge de manœuvre accordée, et non plus du timing ou de sa libération.
Paul Simonis est également toujours libre. Wolfsburg l'a remercié en novembre 2025. Son dossier est relativement simple : pas d'indemnité, pas de contrat en cours. Cependant, son nom circule au Sparta Rotterdam pour succéder à Maurice Steijn. Simonis est disponible, mais peut-être plus pour longtemps ; Anderlecht doit agir vite s'il le veut.
Martens sans club
Maarten Martens se trouve dans la même catégorie. L'AZ Alkmaar s'est séparé de lui avec effet immédiat en janvier 2026. Trois mois plus tard, il est toujours sans club. Martens est Belge, néerlandophone et libre : un dossier simple. Reste à savoir s'il figure toujours aussi haut sur la liste du Sporting qu'auparavant.
Alfred Schreuder demeure, sportivement, le nom le plus prestigieux, et le Néerlandais était déjà le candidat prioritaire en février. Mais un nouvel élément change la donne : bien que son contrat au Moyen-Orient s'achève fin juin, Schreuder fait partie du staff du sélectionneur Julian Nagelsmann pour la Coupe du Monde. En tant qu'adjoint de la Mannschaft pour le Mondial (du 11 juin au 19 juillet 2026), il ne sera pas disponible avant la mi-juillet si l'Allemagne va loin.
C'est une différence majeure avec Tomasson, Simonis ou Martens. Pour ces trois-là, il s'agit de convaincre ; pour Schreuder, il s'agit avant tout de patienter. Quant à Thorsten Fink, il n'est plus une option réaliste pour l'immédiat : il a débuté une aventure à Samsunspor en février avec un contrat courant jusqu'en juin 2027.