Alvaro Arbeloa a-t-il fait mieux que Xabi Alonso ? Pas suffisamment, en tout cas, pour demeurer à coup sûr T1 du Real Madrid la saison prochaine, de l'avis quasi général.
Finaliste malheureux de la Supercoupe d’Espagne contre Barcelone (2-3), éliminé par Albacete, 2-3, en huitième de finale de la Coupe du Roi et par le Bayern Munich, 1-2 et 4-3, en demi-finale de la Ligue des champions, le Real a quasiment dit adieu à la Liga (9 points de retard sur le Barça à 8 journes de la fin) !
Une situation qui agace le président du club, Florentino Pérez, de plus en plus critiqué.
Bref il n'a pas beaucoup d'autre solution que virer Arbeloa.
Même si à ce stade il n'a encore pris aucune décision.
Les noms de possibles successeurs sortent d'ailleurs régulièrement dans la presse.
Cela va de Didier Deschamps à Mauricio Pochettino, en passant par José Mourinho.
Il est même interdit de hausser les épaules ou de sourire car la piste menant à ce dernier est – notamment – évoquée par AS.
Autrement dit c'est du sérieux, aussi étonnant que cela puisse paraître.
Mourinho, 63 ans, a en effet été proposé par son agent Jorge Mendes qui a notamment transmis à Florentino Pérez le montant de la clause libératoire à payer pour libérer et recruter le coach de Benfica.
Un montant que le média n'est toutefois pas en mesure de divulguer.
LIRE AUSSI: Liga Portugal: un Diable Rouge frustré, l'autre moins !
Le même scénario de départ qu'il y a 26 ans ?Le Portugais, selon A Bola, a demandé une prolongation de son contrat à Benfica, avec de meilleurs conditions.
Or l'on se souviendra qu'il avait précisément quitté le grand club de Lisbonne dans le même contexte après seulement quelques mois au début de sa carrière.
Il n'avait en effet jamais imaginé que le club refuserait.
Aujourd'hui, 26 ans plus tard, le même scénario pourrait se répéter, le président Rui Costa ne semblant pas chaud pour accéder à sa double requête.
De quoi créer des tensions en interne.
Mourinho, qui avait rejoint le Real Madrid en 2010, à la suite d’un triplé historique avec l’Inter Milan, n'y avait pas particulièrement cartonné.
Mais en trois saisons sur le banc de la Casa Blanca, il a quand même accroché trois trophées: une Liga, une Coupe du Roi et une Supercoupe d’Espagne.
Il avait cependant surtout transformé le club en une véritable machine à gagner, mettant fin à la domination nationale de l'insolent Barça de Pep Guardiola (2008-2012).
"Non, je ne peux pas le garantir. Et vous ?"
Un travail dont ont ensuite pleinement profité ses successeurs, Carlo Ancelotti et Zinedine Zidane, qui ont hérité d’un style de jeu et d'un effectif solide ayant dominé l’Europe avec, à la clé, quatre Ligue des champions remportées en cinq ans (2014, 2016, 2017 et 2018).
Nommé sur le banc de Benfica en septembre dernier, José Mourinho a un contrat jusqu'en 2027.
"Pouvez-vous garantir que vous serez toujours à Benfica la saison prochaine?" lui a demandé un journaliste de la télévision, l'autre jour.
Réponse du Special One : "Non je ne peux pas le garantir. Et vous, vous pouvez garantir que vous travaillerez encore pour la RTS (le service public, NDLR) la saison prochaine?"
"Je peux, personne ne me veut", a répondu le journaliste, de quoi faire rire aux éclats le technicien (https://tinyurl.com/y8p7sun9).
Benfica est actuellement deuxième du championnat du Portugal, a sept points (79-72) du FC Porto, à quatre journées de la fin, et devrait donc dans le meilleur des cas, conserver son titre de vice-champion.
Le Sporting (71 points), troisième, a en effet disputé un match de moins (contre Tondela, 17e et avant-dernier) !
À LIRE AUSSI
MERCATO: La bonne idée d'Anderlecht n'est pas réalisable (https://www.footnews.be/news/502176/mercato-la-bonne-idee-danderlecht-nest-pas-realisable).