Ouf ! Le soulagement de tous les supporters du RWDM présents était général lundi lorsque la présidente du Tribunal de l’entreprise francophone a accordé un délai supplémentaire au club molenbeekois pour trouver une solution dans le cadre de la citation de mise en faillite introduite par l'ancien CEO francais Gauthier Ganaye.
La question qui se pose maintenant est comment sortir de cette crise, sachant que Le RWDM a maintenant jusqu’au 22 mai pour trouver un candidat repreneur et convaincre la Commission des licences.
Et jusqu’au 1er juin pour régler sa dette d'1,2 million d'euros envers Ganaye, ou au moins trouver un arrangement financier avec ce dernier.
À ce stade, tout reste donc encore ouvert pour le club molenbeekois, avec trois cas de figure possibles : soit un accord sera trouvé, soit l'ancien dirigeant du KV Ostende retirera sa plainte, soit la faillite sera prononcée.
Merci en attendant, madame la juge, d'avoir tenu compte des conclusions déposées par l'avocat du RWDM Guy San Bartolome, confirmant que le club n’est pas en cessation de paiements.
Cela va en effet permettre d’avancer plus sereinement sur les dossiers de reprise du club et de la licence professionnelle.
LIRE AUSSI: CPL - Gagner les matches ne suffira pas pour le maintien
La licence, en appel !Le RWDM ne sera de toute façon pas en mesure de satisfaire en première instance à l’ensemble des conditions requises par la Commission des licences pour le football professionnel.
Il compte par contre bien avancer sur le dossier de la vente dans les prochaines semaines et boucler un accord au plus vite avec un candidat repreneur, afin d’être en mesure de défendre un dossier de licence solide en appel.
Verdict attendu pour le 22 mai.
Mais pour obtenir cette licence professionnelle, le RWDM devra avoir conclu la vente du club d’ici là afin d’apporter les garanties nécessaires quant à sa viabilité financière.
Qui sont les potentiels repreneurs ?
Cinq candidats sont actuellement en course, parmi lesquels on retrouve l'ancien président Thierry Dailly qui avait vendu le club à l'Américain John Textor, un groupe venu d’Angleterre, un des États-Unis, un d’Arabie saoudite mais qui ne souhaite qu’une participation minoritaire, et enfin un dernier intérêt d’un investisseur belge.
Des dossiers conditionnés par le maintien du club en Challenger Pro League, lui qui attend que l’Autorité de la concurrence se prononce (30 avril) dans le cadre du recours introduit.
Ce qui impactera aussi la reprise car un club de Challenger Pro League ou de D1 FFA n’a pas le même intérêt pour les repreneurs.
Mais les chances que l'ABC rende un avis favorable aux plaignants sont grandes.
Reste donc à voir si un de ces dossiers pourra aboutir avant la date fatidique du 22 mai !
Certains seraient bien avancés et l’optimisme est de rigueur.
D’autant que la somme à débourser est tout, sauf monstrueuse, pour un club dont la valeur est etsimée à neuf millions d'euros: un euro symbolique, plus de quoi couvrir des dettes qui s’élèveraient à un peu moins de 10 millions d’euros.
La direction a d’ailleurs levé les options de joueurs tels que Ilyes Ziani, le gardien Bill Lathouwers, Aïman Maurer, Noah Dodeigne et Pjotr Kestens, dont les transferts pourraient apporter de l’argent frais dans les caisses, tout comme le potentiel transfert de l'ex-défenseur unioniste Manoël Verhaeghe, pour lequel l’intérêt est grand.
Sans oublier une clause de 10 % à récupérer dans le cadre du prochain transfert de Zakaria El Ouahdi (KRC Genk).
À LIRE AUSSI
Deux clubs allemands se disputent le meneur de jeu du STVV (https://www.footnews.be/news/501835/deux-clubs-allemands-se-disputent-le-meneur-de-jeu-du-stvv).