Le divorce semble consommé entre Romelu Lukaku et le Napoli. Alors que les tensions internes s'enveniment, une rumeur persistante vient de mettre le feu aux poudres : "Big Rom" pourrait rejoindre la Juventus. Plus qu'un simple changement de club, ce mouvement est perçu comme une trahison ultime de l'autre côté des Alpes.
L'idylle avec Antonio Conte a tourné au vinaigre. Entre des blessures à la hanche soignées en Belgique et des absences aux entraînements non autorisées par le club, le directeur sportif Giovanni Manna a été clair : "Il y aura des conséquences". Ce conflit ouvert a fait chuter la valeur de l'attaquant, désormais disponible pour un montant bien inférieur aux 30 millions de livres investis par Naples en 2024.
La piste turinoise est la plus explosive. Ce n'est pas la première fois que le nom de Lukaku est associé à la Vieille Dame. En 2019, un échange avec Paulo Dybala avait échoué de justesse. En 2023, ses discussions secrètes avec la Juve alors qu'il était à l'Inter avaient été vécues comme un "scandale national" par les supporters milanais.
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Insultes racistesAu-delà de la rivalité sportive, le dossier est lourd de cicatrices sociales. En 2023, lors d'une demi-finale de Coupe d'Italie à Turin, Lukaku avait été la cible d'insultes racistes de la part des supporters de la Juventus. L'affaire avait conduit à l'exclusion de 171 supporters du stade. Revenir là où il a été agressé, tout en ayant porté les couleurs de l'Inter, de la Roma et de Naples, ferait de lui le joueur le plus clivant de l'histoire moderne de la Serie A.
Pour la Juve, l'opération est cynique : profiter de la crise à Naples pour s'offrir un buteur de classe mondiale à prix cassé. Pour Lukaku, ce serait le choix du prestige au prix d'une hostilité sans précédent.