Vainqueur à Saint-Trond (2-1), le Club Bruges a assuré l’essentiel. Mais derrière ce succès précieux en barrages, une décision arbitrale continue d’alimenter les discussions en Belgique.
Sur la pelouse du STVV, le Club Bruges a souffert pour repartir avec les trois points. Dominés durant une large partie de la rencontre, les Brugeois ont subi l’intensité des locaux, particulièrement à l’aise sur leur terrain synthétique.
Après une première sortie convaincante face au RSC Anderlecht, l’équipe dirigée par Ivan Leko n’a pas confirmé. Il a fallu attendre les ajustements de la pause et l’entrée d’Hugo Vetlesen pour voir Bruges réagir. Le Norvégien a relancé les siens avant un tournant décisif en fin de match.
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Une décision conforme au règlementÀ la 80e minute, Hugo Vetlesen reprend de la tête un centre venu de l’aile. Le ballon heurte ensuite le bras de Robert-Jan Vanwesemael. Gêné et sans réelle intention, ce dernier n’a pas le temps de retirer son bras. Mais celui-ci n’étant pas collé au corps, l’arbitre désigne le point de penalty. Christos Tzolis se charge de transformer.
Une décision frustrante pour Saint-Trond, mais validée par l’ancien arbitre Serge Gumienny : « Auparavant, ce genre de faute n'était jamais sifflée, mais avec les nouvelles règles sur les mains, on voit plus souvent ce genre de penalty. Prenez l'exemple de celui accordé à La Gantoise à Anderlecht ».
La frustration reste vive côté STVV, surtout après un penalty refusé la semaine précédente face à l’Union. « C'est douloureux pour le STVV de ne pas avoir obtenu un penalty aussi clair la semaine dernière et de se voir maintenant refuser une faute litigieuse. La différence, c'est que cette fois-ci, on ne peut pas blâmer l'arbitre. Il ne s'agit pas d'un problème d'interprétation, mais d'un problème de règlement. Si nous voulons éliminer ces fautes injustes, il faut revenir aux anciennes règles concernant les mains », a ajouté Gumienny.
Au-delà du résultat, c’est donc bien l’évolution des règles qui relance le débat.
Salomon AGADA