C’est un constat amer qui plane sur l’équipe nationale : les Diables Rouges ont la tête ailleurs, ou du moins, ils ne savent plus où la mettre sur les phases arrêtées.
Face aux États-Unis, la fébrilité belge sur corner a tourné à la correctionnelle, révélant une désorganisation qui inquiète à l'approche des grandes échéances.
Tout a basculé au Mercedes-Benz Stadium d'Atlanta. Malgré les consignes nerveuses de Rudi Garcia transmises à Senne Lammens, le navire belge a pris l'eau.
LIRE AUSSI: Quatre Diables sous pression: le crash test final?
CadeauSur l'ouverture du score américaine, l'incompréhension entre Alexis Saelemaekers et Nicolas Raskin a laissé McKennie totalement libre.
Un cadeau que Toby Alderweireld ne digère pas : pour l’ancien pilier de la défense, l'excuse du « ce n'était pas mon homme » est le cancer du football moderne. « Il faut un instinct de guerrier », martèle-t-il.
Ce n'est malheureusement pas un accident de parcours. Du Pays de Galles à l'Ukraine, la Belgique encaisse systématiquement sur phase arrêtée.
Casse-tête
Le sélectionneur Rudi Garcia pointe du doigt une évolution du jeu : les gardiens d'aujourd'hui ne dominent plus leur surface comme les "monstres" du passé, à l'image d'un Bernard Lama.
Entre des clubs qui imposent des habitudes différentes et un temps de préparation réduit en sélection, le coach français se retrouve face à un casse-tête tactique.
À quelques heures de défier le Mexique, réputé pour son vice sur coup de pied de coin, les Diables n'ont plus le droit à l'erreur. Si la communication ne s'améliore pas, le Mondial pourrait s'arrêter sur un simple ballon aérien mal négocié.