Le Racing Genk et son directeur général (CEO) Luc Hooybergs se sont séparés d'un commun accord, a annoncé lundi le club limbourgeois sur son site internet.
Le président Peter Croonen prendra en charge les affaires courantes aux côtés de la direction du club pour "la période à venir", est-il précisé dans le communiqué (https://tinyurl.com/bdfa8w5s).
"Les deux parties peuvent jeter un regard positif en arrière, sur une période au cours de laquelle le club a fait de grands pas en avant sur différents plans".
Hooybergs avait succédé à Erik Gerits au poste CEO le 1er septembre 2024.
Il arrivait alors du monde des affaires, où il s'était bâti un nom au sein de l'entreprise Nike, dont il avait atteint le poste de vice-président au siège mondial de la marque à Portland.
Il a "encore renforcé et professionnalisé l'organisation à Genk, contribuant ainsi établir une base solide pour un développement futur du club. Il a donc semblé que le moment de tourner la page et de regarder vers l'avant était arrivé..."
Luc Hooybergs s'est dit "reconnaissant de la chance reçue ici", expliquant qu'il était "temps de chercher un nouveau défi personnel. J'ai trouvé particulièrement passionnant de pouvoir mettre mon expérience au service d'un club de football comme Genk. J'en étais supporter depuis de nombreuses années et je le resterai toujours...", a-t-il promis.
Le président Peter Croonen a enfin salué "les beaux changements apportés avec Luc, d'importantes étapes de notre professionnalisation".
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L'entraîneur n'était pas le problème !En attendant la saison du KRC Genk n'a jusqu'à présent pas répondu aux attentes.
Sorti sans gloire de l'Europa League et relégué pour la cinquième fois en Europe Playoffs, Genk n'y précède que d'un point (21-20) le Standard et Westerlo, avant son déplacement à l'Antwerp (4e, 18 points) qui pourrait le dépasser en cas de victoire samedi (20h45).
Selon Alex Teklak, consultant de La Dernière Heure - Les Sports, il fait partie de tous ces clubs qui imaginent résoudre leurs problèmes en changeant d'entraîneur.
"Juste pour le plaisir de changer", dénonce l'ancien défenseur (https://tinyurl.com/mry7xjct). "Mais est-ce vraiment l'entraîneur le problème ? Ce qui 'cloche' à Genk, par exemple, mais aussi à Anderlecht, ne réside-t-il pas plutôt dans la composition de l'effectif ?"
Les Limbourgeois n’ont pas réussi à se hisser dans le top 6 malgré le renvoi de Thorsten Fink et son remplacement par Nicky Hayen.
Teklak remet dès lors plutôt en question les choix structurels au sein du club.
"Genk s'est un peu lui-même perdu ces dernières années", analyse-t-il sans mettre des gants. "Quelle identité cherche-t-il à affirmer avec un effectif complètement déséquilibré ? Les choix de recrutement ratés sont nombreux, à commencer par le gardien de but. Un comble quand on connaît la tradition de formation des Limbourgeois à ce poste… Le déclin a commencé il y a un an déjà, lorsqu’il a entamé les play-offs en tête du classement et y a enregistré un désastreux bilan de 13 points sur 30. Ils ne s’en est toujours pas remis. Et ce qui arrive maintenant est carrément catastrophique !", conclut Teklak.
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Championship: Il revient sur le banc à 78 ans ! (https://www.footnews.be/news/499246/championship-il-revient-sur-le-banc-a-78-ans- ).