Aujourd’hui cadre de la sélection belge, Amadou Onana se souvient pourtant d’une première séance d’entraînement particulièrement marquante. Face à la génération dorée des Diables Rouges, le milieu de terrain avait immédiatement pris conscience de l’exigence du niveau international.
Installé aujourd’hui parmi les joueurs importants de la sélection, Amadou Onana compte déjà 26 sélections avec les Diables Rouges. Mais son intégration n’a pas été sans choc. Dans un entretien accordé à Sports Illustrated, le milieu d’Aston Villa FC s’est remémoré sa première convocation en juin 2022, alors qu’il évoluait encore au LOSC Lille.
Dès ses premiers pas avec la sélection, Onana découvre un environnement dominé par les figures majeures de la génération dorée belge. Une simple séance de possession de balle suffit à lui faire mesurer l’écart.
"Pour ma toute première séance d'entraînement, nous avons fait une possession de balle toute simple. Et c'était un moment humiliant", révèle Onana.
Le milieu défensif se retrouve alors face à certains des joueurs les plus expérimentés du football européen, notamment Toby Alderweireld, Jan Vertonghen, Kevin De Bruyne, Axel Witsel ou encore Eden Hazard.
"Toby Alderweireld, Jan Vertonghen, Kevin De Bruyne, Axel Witsel, Eden Hazard, Thomas Meunier, Yannick Ferreira-Carrasco, Dries Mertens... on parle de gars qui ont déjà tout vécu", se rappelle le Diable Rouge. "Et ça allait tout simplement trop vite. C'était trop rapide. Je me suis dit "wow, ce n'est pas ce à quoi je suis habitué". Ca rend humble".
Ce moment difficile s’est finalement transformé en source de motivation pour le joueur. Confronté à ce niveau d’exigence, Onana comprend immédiatement le travail nécessaire pour s’imposer durablement.
"Tu as besoin de ces moments pour, en un sens, te remettre en question. Dans le bon sens du terme. Qu'est-ce que je dois faire pour être capable de jouer avec ces gars ? Car quand je suis arrivé, c'était ma motivation", conclut Amadou Onana.
Depuis, le milieu belge a franchi plusieurs étapes importantes : une Coupe du monde disputée, un Championnat d’Europe et même, brièvement, le brassard de capitaine. Autant de signes que le joueur a réussi à se hisser au niveau de ceux qui l’avaient tant impressionné lors de ses débuts.
Salomon AGADA
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