Le RSC Anderlecht a clôturé la phase classique de la Jupiler Pro League sur une note amère. Après une prestation franchement médiocre, les Mauves se sont inclinés dimanche soir 2-3 face au Cercle Bruges. Un camouflet qui a particulièrement heurté le propriétaire principal, Marc Coucke.
Le recordman de titres en Belgique vient de traverser une saison une nouvelle fois particulièrement agitée. Une première crise a éclaté en septembre, menant finalement au départ du président Wouter Vandenhaute. Les résultats sont ensuite restés très irréguliers, jusqu’à ce qu’un tournant semble s'opérer en novembre. Après une série impressionnante, incluant des victoires contre l'Union et le Club Bruges, le RSCA était même de nouveau cité parmi les outsiders pour le titre.
Cependant, ce sursaut fut de courte durée. Juste avant le passage à la nouvelle année, les Mauves se sont de nouveau effondrés et le malaise a persisté après la trêve hivernale. Suite à une série dramatique sans la moindre victoire en championnat, l'entraîneur Besnik Hasi a été limogé. Après que l'entraîneur intérimaire Edward Still a lui aussi jeté l'éponge, le club semblait avoir touché le fond. Mais contre toute attente, un nouveau revirement a eu lieu.
Elan positif
Sous la houlette de Jérémy Taravel, Anderlecht s'est extirpé d'une position perdue pour se qualifier pour la finale de la Coupe et s'est repris en championnat. Cela a insufflé un nouvel élan positif au sein du club, sur lequel on souhaitait construire pour le dénouement de la saison. Mais dimanche, cet optimisme a été douché par une performance déconcertante et décevante face au Cercle Bruges.
Le fait que les Mauves s'écroulent de la sorte contre une équipe déjà condamnée aux Play-Downs et qui venait de changer d'entraîneur la veille, a été très mal vécu. Cela remet les résultats précédents obtenus sous Taravel dans une autre perspective et n'est pas vraiment encourageant à l'approche des Play-Offs. La déception après cette piètre prestation était immense dans le camp anderlechtois.
Au sommet du club également, le coup a été rude. Bien que le propriétaire Marc Coucke se trouve actuellement aux États-Unis, il a suivi la rencontre de près. Pour lui, ce "non-match" a été difficile à digérer. "Il a regardé le match contre le Cercle dans l'avion. Il n'était pas satisfait, cela va de soi. Marc réalise aussi que cela aurait été un grand boost psychologique d'aborder les Play-Offs avec un bon résultat", révèle le CEO Kenneth Bornauw au journal Het Laatste Nieuws.
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