Dans la dernière ligne droite vers les play-offs, la tension monte en Jupiler Pro League. Comme souvent dans ces moments-là, l’arbitrage se retrouve à nouveau au centre de l’attention. Lors de la 28e journée, certains arbitres semblent avoir commis plusieurs erreurs. Qu’en pense Jonathan Lardot ?
Comme chaque lundi, le patron des arbitres s’exprime au nom du Referee Department pour analyser le week-end de football écoulé. Cette fois, il a commencé par le but refusé à l'Antwerp FC contre RAAL La Louvière.
« Je suis d’accord avec cette décision. Il y a en réalité deux blocks sur le corner : celui de Valencia au point de penalty, qui ne regarde jamais le ballon, et un contact avec le gardien », explique-t-il. Pour Lardot, ces éléments suffisent donc à justifier l’annulation du but.
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Phase difficileIl est également revenu sur la longue intervention du VAR lors de la rencontre entre FCV Dender EH et Sporting Charleroi. « C’est une phase difficile, car deux joueurs pouvaient être en position de hors-jeu. En plus, le VAR a rencontré un problème technique avec le système, ce qui les a obligés à travailler manuellement », précise-t-il.
Mais la phase la plus marquante du week-end reste le tacle de Christian Burgess lors du match entre Royale Union Saint-Gilloise et Genk.
« Je vais être clair : nous attendons ici un carton rouge. Mais la discussion a commencé à partir d’une photo. En direct pendant le match, il n’était pas question d’un carton rouge évident. Sur base des images, nous voyons toutefois que l’intensité est élevée, mais le point de contact n’est pas si simple à déterminer. Quand on regarde la photo, c’est cependant penalty et carton rouge », a-t-il expliqué à propos du violent tacle subi par Robin Mirisola.
50/50
Ensuite, il s’est penché sur le choc entre Bruges et Anderlecht, où Mihajlo Cvetkovic s’est plaint d’une faute présumée de Christos Tzolis juste avant le but égalisateur.
« Pour moi, c’est du 50/50. Cvetkovic va aussi au duel et retient lui-même son adversaire, tandis que Tzolis utilise surtout son bras pour se protéger. La question est donc de savoir si le visage va vers le bras, ou l’inverse », a expliqué Jonathan Lardot. « Dans ce cas, je préfère qu’on ne siffle pas », ajoute-t-il.
Enfin, il est revenu sur le penalty controversé accordé à Gand contre Malines.
« Le ralenti montre qu’il n’y a pas eu de contact avec le visage. C’est donc une mauvaise appréciation de l’arbitre. Mais selon moi, il y a bien un contact avec l’épaule et cela reste un jeu dangereux. Au final, je soutiens malgré tout sa décision. »