La situation des footballeuses iraniennes suscite une inquiétude croissante après leur élimination à la Coupe d’Asie. Les joueuses, confrontées à un tournoi dramatique, ont vu leur bus encerclé et bloqué par une foule inquiète à leur sortie du stade, certains appelant à les laisser partir. Cette inquiétude s’explique par le contexte politique et sécuritaire en Iran.
Le geste qui a déclenché la tension remonte au match d’ouverture contre la Corée du Sud (3-0). Les joueuses et le staff avaient refusé de chanter l’hymne national en signe de protestation silencieuse contre l’escalade du conflit au Moyen-Orient.
Hier, après leur défaite 2-0 contre les Philippines, elles devaient retourner en Iran, où elles risquent des sanctions sévères, y compris la prison ou pire.
SOS international
Selon des responsables iraniens, toute forme de « trahison » en temps de guerre doit être lourdement punie, et la peine de mort peut s’appliquer en cas de corruption ou de trahison.
Les joueuses, conscientes de ce risque, ont même montré le signe SOS international pour alerter les observateurs.
Les fans présents, beaucoup d’origine iranienne, ont soutenu les joueuses en brandissant des drapeaux pré-révolutionnaires et en scandant des slogans pour dénoncer le régime.
Courage et peur
Certaines joueuses ont par la suite été contraintes de chanter l’hymne et de saluer militairement, sous menace de sanctions professionnelles et légales, afin de donner une image de normalité malgré la pression extrême et la surveillance constante.
Ce dossier met en lumière le courage de ces sportives, mais aussi la peur constante qui plane sur elles, entre obligations sportives et répression politique dans leur pays.
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