Le Sporting d’Anderlecht a fini par trancher après une nouvelle prestation indigente, conclue par une défaite sur la pelouse du Standard.
Besnik Hasi a été démis de ses fonctions, victime d’une spirale négative devenue impossible à enrayer. Une décision compréhensible aux yeux de Marc Degryse, même si l’ancien international belge refuse de faire du coach albanais l’unique responsable de la situation actuelle.
Dans les pages du Laatste Nieuws, Degryse dresse un constat sévère du niveau affiché à Sclessin. Selon lui, Anderlecht a livré une prestation sans relief, pauvre sur le plan technique et dépourvue de toute organisation collective.
Hasi n'a pas atteint l'objectif
Or, c’est précisément dans ce domaine que l’entraîneur est attendu en priorité : structurer le jeu et donner une identité claire à son équipe. Un objectif que Hasi n’est pas parvenu à atteindre.
Malgré ce naufrage collectif, un joueur a toutefois tiré son épingle du jeu. Nathan De Cat s’est distingué par son engagement et sa lucidité, incarnant à lui seul l’esprit anderlechtois.
À la pause, le jeune milieu n’a d’ailleurs pas hésité à pointer le manque de créativité offensive de son équipe, un aveu révélateur de lacunes plus profondes.
Renard n'a pas rempli ses missions
Ces carences renvoient directement à la construction de l’effectif, et donc au travail du directeur sportif Olivier Renard. Pour Degryse, ce dernier n’a pas rempli les missions qui lui étaient confiées, notamment lors des derniers mercatos.
Les renforts attendus à des postes clés peinent à convaincre, et aucun transfert, qu’il soit estival ou hivernal, n’a réellement fait basculer la dynamique du groupe.
Enfin, Degryse rappelle que le choix de rappeler Besnik Hasi, puis de le maintenir en poste, relevait aussi de Renard. Dès lors, il estime logique que les responsabilités soient partagées.
À ses yeux, sanctionner l’entraîneur sans évaluer le rôle du directeur sportif serait une décision incohérente, tant le bilan global du duo apparaît insuffisant.
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