Johan Boskamp demeure l'un des analystes footbalistiques les plus populaires des Pays-Bas. Ce commentateur à la voix affable se fait rare à la télévision, mais il reste fidèle à lui-même.
"Bossie" est de ces personnes qu'on n'a pas besoin de présenter. Dès qu'il prend la parole, on se met à l'écouter. Direct et concis, il distille un humour subtil et des souvenirs marquants de son riche passé footbalistique.
Aujourd'hui encore, Boskamp demeure un conteur hors pair, doté d'une connaissance intime du fotball et de tout ce qui l'entoure. Notamment en ce qui concerne les rivalités, les supporters et les matchs de haut niveau chargés d'émotion. À l'approche du Clasico de dimanche, les souvenirs affluent naturellement.
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Un souvenir marquantLa tension entre le Standard et Anderlecht, Boskamp la connaît mieux que quiconque, à la fois comme joueur et comme entraîneur. Lorsqu'on lui a demandé s'il avait déjà été confronté à des supporters mécontents dans le vestiaire, il a fait une révélation. "Non, mais à La Gantoise, ils m'attendaient dehors une fois. Ils n'appréciaient pas l'idée que je quitte leur club pour retourner à Anderlecht. Ce n'était pourtant pas le cas. Mais je n'ai jamais rien vécu de comparable à la semaine dernière au Standard."
Un Clasico sous haute tension
Cela en dit long sur la tension qui peut régner lors de certains matchs, surtout lorsque l'incertitude et l'émotion s'entremêlent. C'est de mauvais augure pour la rencontre de dimanche. Boskmap en est parfaitement conscient. Les choses ne se passent pas bien pour les deux clubs. Le vase est rempli des deux côtés, n'est-ce pas ? Il suffit d'une goutte pour que ça déborde..."