L’avenir de Nathan De Cat commence sérieusement à interroger au Lotto Park. À l’approche d’un été qui s’annonce stratégique, le RSC Anderlecht sait qu’il devra, à terme, vendre certains de ses actifs majeurs. À seulement 18 ans, le jeune milieu de terrain incarne déjà l’une des plus grandes valeurs marchandes du club. Reste à savoir si son histoire avec le Sporting touche déjà à un tournant.
Les performances et le potentiel de De Cat n’ont pas échappé aux grandes écuries européennes. Le Bayern Munich et le Borussia Dortmund suivraient de près son évolution. Pour Anderlecht, le timing est délicat : prolonger un joueur promis à un grand avenir ou accepter l’idée d’un départ rapide, potentiellement très lucratif.
Le principal intéressé, lui, garde une approche mesurée. La question de l’âge n’est pas centrale à ses yeux. « À mon avis, l’âge n’est pas si déterminant. Le plus difficile, c’est de ne savoir qu’après le transfert si c’était le bon choix », confie-t-il à La Capitale. Une réflexion lucide, révélatrice d’une certaine maturité.
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Un avenir encore flouInterrogé sur la suite de son parcours, De Cat refuse de se projeter trop loin. « Je me concentre sur la deuxième partie de saison avec le Sporting, et on verra ensuite. Je ne veux pas trop y penser ; ça me déconcentrerait. Mes parents et mon agent essaient aussi de me protéger au maximum. »
Sous contrat jusqu’à mi-2027, De Cat a reçu une offre de prolongation. Le RSCA aimerait le conserver au moins dix-huit mois supplémentaires. Le joueur, lui, temporise. « Honnêtement, je n’en ai aucune idée », lâche-t-il à propos de la saison prochaine. La qualification européenne pourrait bien peser lourd dans la balance.
Salomon AGADA