Nathan N’Goy, récemment appelé pour la première fois chez les Diables Rouges par Rudi Garcia, continue de prendre de l’épaisseur. Après la victoire de Lille face à Marseille (1-0) hier soir, le défenseur s’est longuement confié sur les ambitions belges pour le Mondial 2026, mais aussi sur ses propres objectifs personnels.
Interrogé par DAZN, N’Goy n’a pas cherché à embellir la réalité : la Belgique dispose d’un groupe largement abordable, Iran, Égypte, Nouvelle-Zélande, mais rien n’y sera offert. « Oui, Nouvelle-Zélande, Iran et Égypte, c’est ça ? N’importe quel adversaire contre qui on joue, il faut se donner les moyens, il faut essayer d’être performant. On a un très bon groupe, mais on sait que ça ne va pas être facile. On va bien préparer ça. » Un discours mesuré, mais qui dénote une vraie conscience des enjeux.
N’Goy croit aux qualités du groupe belge et estime que les Diables Rouges ont leur carte à jouer lors du prochain Mondial. « On a toutes nos chances, c’est à nous de se donner les moyens pour faire au mieux dans cette Coupe du monde. » Cette lucidité, le jeune défenseur la cultive également concernant sa situation personnelle. Concurrence, sélection, statut : rien n’est acquis, et il en est pleinement conscient.
LIRE AUSSI: Mondial 2026: la terrible prédiction pour Lukaku
Le plus grand tournoi du mondeInvité à évoquer ses chances de figurer dans la liste finale pour 2026, il se montre humble mais ambitieux. « Bien sûr, c’est le plus grand tournoi du monde. Je pense que chaque joueur rêve d’y aller. Je fais mon boulot ici, j’essaie de donner mon max. Si je le mérite, j’irai. Si je ne le mérite pas, je n’irai pas. C’est le coach qui voit. » Une attitude qui reflète sa progression et la maturité qu’il gagne match après match.
N’Goy termine sur une note plus légère, évoquant son ami Amadou Onana, avec qui il multiplie les vidéos devenues virales. « Amadou, c’est mon gars. Lui et moi, on se sait donc j’espère. Pourquoi pas ? » La complicité entre les deux internationaux fait sourire les supporters… et rappelle que l’avenir des Diables pourrait bien passer par cette nouvelle génération ambitieuse et décomplexée.
Salomon AGADA