Le RSC Anderlecht entre dans une période charnière. Avec l’arrivée d’une nouvelle direction, Olivier Renard se retrouve face à un défi majeur. Dans les deux prochains mois, le directeur sportif des Mauves devra poser des choix forts pour assurer son avenir au Lotto Park.
Sa position, déjà fragilisée, dépend largement de ce qu’il parviendra à accomplir d’ici la trêve hivernale. Proche de Wouter Vandenhaute, Renard pourrait faire partie des premières victimes du remaniement prévu à la mi-novembre, au même titre que Besnik Hasi.
Le bilan du dernier mercato n’a pas totalement convaincu. Plusieurs recrues n’ont pas répondu aux attentes, et la direction s’attend cette fois à un hiver sans erreur. Le prochain marché des transferts sera donc celui de la vérité pour le directeur sportif.
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Dégraissage obligatoireAvant de penser à renforcer l’effectif, Renard doit alléger la masse salariale. Plusieurs éléments, devenus superflus, pèsent lourdement dans le budget. Majeed Ashimeru, Thomas Foket, Alexis Flips et Mats Rits font partie des dossiers urgents. Trouver une porte de sortie pour ces joueurs permettrait de libérer de précieuses marges financières.
Certaines recrues estivales pourraient également quitter le navire. Le cas de Cedric Hatenboer est symbolique : son rendement reste insuffisant et un prêt, voire une vente, semble inévitable. Reste à savoir combien Anderlecht pourra récupérer sur les deux millions d’euros investis.
Renard devra aussi gérer les échecs récents de Mihajlo Ilic et Yasin Özcan, deux prêts coûteux qui ressemblent à des “panic buys”. Un retour à Bologne et Aston Villa paraît probable. Enfin, le dossier Yari Verschaeren reste épineux : prolonger à un salaire réduit ou partir libre ? L’avenir du milieu formé à Neerpede pourrait bien devenir le test final pour Renard... à condition qu’il soit encore en poste pour le négocier.