Le RSC Anderlecht espérait rester engagé sur les trois fronts le plus longtemps possible, mais après la déconvenue en Coupe face au Beerschot, cette ambition appartient déjà au passé. Alors que Vitor Bruno se retrouve particulièrement sous le feu des critiques, la politique de recrutement n'échappe pas non plus aux reproches. Selon plusieurs analystes, Antoine Sibierski serait même le principal fautif.
Outre sa communication, c'est surtout la façon dont Bruno tourne à tout-va qui suscite parfois l'incompréhension. Même si cela s'explique sans doute en partie par le noyau particulièrement pléthorique dont Sibierski a hérité son entraîneur. « Vous vous retrouvez désormais avec un effectif de 33 à 34 joueurs. C'est ingérable », pointe également le directeur sportif Tom Boudeweel au micro de Sporza.
Sibierski sous le feu des critiques
Beaucoup de ces nouveaux venus sont d'ailleurs loin d'être des réussites. Romeo Amane, pourtant la recrue la plus chère avec un montant de 5,5 millions d'euros, se retrouve déjà sur une voie de garage. De leur côté, Oliver Antman et Thelo Aasgaard ne parviennent pas non plus à convaincre pour l'instant. « Sur ses 11 transferts, seuls deux ou trois apportent une vraie valeur ajoutée », rejoint ainsi Yves Taildeman.
« Si Sibierski se regarde dans un miroir, il doit tout de même se poser quelques questions » : selon le journaliste, le Français serait bien avisé de faire son mea-culpa. Un constat partagé par Hein Vanhaezebrouck : « Le directeur sportif a-t-il fait les bons choix ? », s'interroge-t-il dans son analyse hebdomadaire pour Het Nieuwsblad, ciblant lui aussi largement Sibierski.
Lié au sort de Bruno
Selon lui, Sibierski a trop peu pris en compte l'équilibre de son noyau lors de sa dernière offensive sur le marché des transferts estival. Bruno se retrouve ainsi avec une pléthore d'options sur le flanc droit, tandis qu'il manque singulièrement d'alternatives ailleurs. Par ailleurs, Vanhaezebrouck s'étonne des situations de Mario Stroeykens et d'Adriano Bertaccini, tous deux subitement relancés dans le bain.
« Ces choix sont difficiles à comprendre pour les supporters », conclut Vanhaezebrouck, qui rappelle avec malice que Sibierski porte également la responsabilité du recrutement de Bruno en tant qu'entraîneur principal. Si ce dernier ne parvient pas à inverser la tendance rapidement, tous deux risquent d'en payer le prix fort. C'est dire si la victoire sera déjà impérative pour les Bruxellois jeudi en Pologne et dimanche à Gand.
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