Au cours de la dernière trêve internationale, l'attention ne s'est pas seulement portée sur les débuts de Mark van Bommel sur le banc des Diables Rouges, mais également sur ceux de Sébastien Pocognoli. Notre compatriote a en effet été nommé sélectionneur de l'Écosse cet été, dans la foulée de son départ de l'AS Monaco.
Ses quatre premières rencontres en Ligue des Nations n'ont toutefois pas immédiatement apporté les résultats escomptés. Pocognoli a débuté par un partage en Slovénie et a dû attendre son troisième match pour connaître la victoire, lorsque son équipe s'est imposée 0-2 en Macédoine du Nord.
Débuts décevants pour Pocognoli
Mais en Écosse, ce sont surtout les deux revers concédés à domicile qui suscitent l'inquiétude. Le 0-3 face à la Suisse pouvait encore s'expliquer par l'exclusion précoce de Jack Hendry (ex-Club de Bruges), qui a contraint les Écossais à évoluer en infériorité numérique pendant 80 minutes. En revanche, il n'y avait aucune excuse pour le 1-2 concédé lors du dernier match face à la Slovénie.
Résultat : Pocognoli se retrouve déjà sous le feu des critiques outre-Manche. Dans leurs analyses, la BBC et le Daily Record remettent principalement en question ses choix tactiques. Notre compatriote applique avec la sélection écossaise le même 3-4-3 qu'il utilisait déjà à l'Union et à Monaco.
Déjà sur la sellette
Outre-Manche, on doute toutefois que le pays dispose des joueurs adaptés à ce schéma tactique. Les observateurs pointent notamment du doigt un manque de créativité et la nécessité de repositionner certains éléments, comme Ben Gannon-Doak, pépite évoluant au poste d'ailier en club, subitement contraint de faire le bouche-trou en tant que piston.
Les médias écossais préviennent ainsi que la lune de miel de Pocognoli est bel et bien terminée et que l'épée de Damoclès plane peut-être déjà au-dessus de sa tête. S'il conserve pour l'instant la confiance de ses dirigeants, il n'aura quasiment aucun droit à l'erreur en novembre face à la Macédoine du Nord et à la Suisse...
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