L'affaire des « Mains Propres », le vaste scandale de corruption qui secoue le football belge depuis octobre 2018, connaît un tournant décisif.
Cette semaine, la chambre des mises en accusation examine enfin le dossier pour déterminer lesquels des suspects initiaux seront renvoyés devant le tribunal.
Au départ de la procédure, le réquisitoire du parquet ciblait 56 personnes physiques et une société, articulé autour des révélations de l'agent Dejan Veljković, devenu repenti, et de l'agent Mogi Bayat.
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IIs ne seront pas jugésToutefois, au fil des ans et des retards procéduraux, le paysage juridique a évolué : deux prévenus sont décédés (Roger Lambrecht et Glenn De Boeck), tandis que 22 autres personnes ont préféré conclure une transaction financière à l'amiable avec la justice afin d'éviter un procès public.
Parmi les figures ayant opté pour cet arrangement figurent d'anciens ou d'actuels dirigeants majeurs, tels que Bart Verhaeghe et Vincent Mannaert (Club Bruges), Michel Louwagie (La Gantoise), Patrick Janssens (ex-Genk), l'ex-CEO de l'URBSFA Steven Martens, ainsi que l'entraîneur Ivan Leko. On retrouve encore Bruno Venanzi, Peter Maes, l'avocat Laurent Denis et Pierre-Yves Hendrickx.
Au total, ces accords amiables ont rapporté plus de 1,6 million d'euros au fisc et à la justice sous forme d'amendes, de confiscations et de régularisations d'impôts.
Aujourd'hui, il ne reste plus que 32 prévenus et la société de Mogi Bayat susceptibles d'être jugés au correctionnel pour répondre de leurs actes.