Pour Jérémy Doku, la Coupe du Monde aura été particulièrement mouvementée. S'il y a eu la naissance de son fils, il y a aussi eu les problèmes respiratoires.
Dans une vidéo postée sur sa chaine Youtube, le Diable est revenu en détail sur ce qu'il s'est passé durant le Mondial : "Tout a commencé pendant la première semaine d'entraînement (à Tubize). La veille du match amical contre la Tunisie, j'ai commencé à tousser. Je ne pouvais pas dire un mot sans tousser."
"Le lendemain, je suis allé à l'église. Jamais, je n'avais ressenti une telle douleur en respirant. Je ne pouvais plus bouger. J'ai appelé le médecin de l'équipe nationale, qui m'a donné des médicaments. La douleur a un peu diminué, mais elle n'a pas disparu", explique Doku.
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"Il y avait même du sang""Ensuite, nous avons pris l'avion pour les États-Unis et la douleur était toujours là. J'ai arrêté l'entraînement. Je n'avais pas pu m'entraîner correctement de toute la semaine, mais cela allait un peu mieux le jour du match contre l'Égypte, même si je toussais encore. Parfois, il y avait même du sang quand je toussais", précise le joueur de Manchester City.
"Le lendemain du match contre l'Égypte, je lisais un livre dans mon lit. La douleur était alors incroyable. J'ai même commencé à pleurer. Il était une heure du matin. Nous avons dû aller aux urgences à l'hôpital", explique-t-il.
"Je leur en suis extrêmement reconnaissant"
"Là-bas, ils ont fait toutes sortes d'examens et ont vu qu'il y avait du liquide dans mes poumons. J'ai demandé comment c'était possible. 'C'est très inhabituel', m'a-t-on répondu. J'ai pris des pilules et j'ai fait ce que j'ai pu. Mais la douleur était toujours là avant le match contre l'Iran. J'ai dit à l'entraîneur qu'il me serait impossible de jouer et je suis allé dormir", de poursuivre Doku.
Avant de revenir sur son départ pour Londres et la naissance de son fils : "À six heures du matin, on a frappé à ma porte. J'ai cru que j'avais raté une réunion tactique ou quelque chose du genre. Quand on a frappé à nouveau, je me suis réveillé en sursaut. C'était le team manager qui m'annonçait que ma femme avait perdu les eaux. Entre-temps, mon téléphone était rempli de messages de ma femme, de sa sœur et de sa mère."
"Quand on m'a demandé ce que je voulais faire, j'ai dit : 'Qu'est-ce que vous croyez ? Vu que je ne peux quand même pas jouer.' Les personnes de la Fédération n'ont pas hésité une seule seconde. Je leur en suis extrêmement reconnaissant. Je suis arrivé deux heures à l'avance. J'ai assisté à tout. J'ai passé une nuit avec mon fils. C'était difficile de repartir, mais je l'ai fait", dit-il encore.
Avant de conclure : "Entre-temps, la douleur s'était aggravée à cause du vol et je n'avais pas dormi. Mais soudainement, dans les jours suivants, la douleur a commencé à diminuer. Je me suis entraîné pendant deux jours et j'ai pu jouer contre la Nouvelle-Zélande. C'était divin. Le Seigneur a utilisé ma maladie en sa faveur. Sans ma blessure, je ne sais pas si j'aurais pu être présent pour la naissance."