Anderlecht a déjà pu engranger de belles sommes d'argent cet été sur le marché des transferts. Le club a encaissé 10 millions d'euros avec la vente de Keisuke Goto à Fribourg, mais c'est surtout Nathan De Cat qui a fait sauter la banque. Pourtant, le départ de la pépite de 17 ans laisse un sentiment mitigé.
Anderlecht a finalement obtenu une somme d'environ 20 millions d'euros pour son transfert à Hoffenheim, mais le club aurait préféré conserver son super talent au moins une saison de plus. Cela leur aurait non seulement permis de profiter de ses qualités un peu plus longtemps, mais aussi de potentiellement toucher une indemnité de transfert encore plus élevée par la suite.
De Cat voulait sortir de sa zone de confort
Mais De Cat a estimé qu'il était temps de sortir de sa zone de confort afin de poursuivre son développement. « Vous connaissez tout le monde, c'est agréable et chaleureux. Mais en tant que footballeur, on apprend que ce n'est pas toujours en restant dans un cadre "agréable et chaleureux" qu'on progresse sur le terrain », explique son père, Jens De Cat, dans Het Laatste Nieuws. « De temps en temps, il faut quitter cet environnement familier pour pouvoir repousser ses limites. C'est dans cette optique que ce choix a été fait. »
Le choix s'est donc finalement porté sur Hoffenheim : un club du sub-top de la Bundesliga où De Cat pourra évoluer à un niveau supérieur, tout en ayant la garantie de recevoir suffisamment de temps de jeu. De plus, le cinquième de la saison dernière est réputé pour être un club formateur.
Le bon palier ou rien du tout
« Hoffenheim, c'est juste un palier au-dessus, pas quatre marches d'un coup », ajoute le père de De Cat. « Si vous rejoignez dès maintenant un club qui a une mentalité purement axée sur la culture du résultat à tout prix ("marcher sur des cadavres"), ce n'est pas idéal pour une première aventure à l'étranger. Et la Bundesliga est l'un des plus grands championnats d'Europe. Peu importe contre qui il jouera, il devra se donner à fond. »
Il précise également que De Cat ne voulait partir que pour le bon club. « Ce n'est pas comme si Nathan voulait absolument s'en aller. Si le bon club ne s'était pas présenté à nous, il serait resté à Anderlecht avec plaisir. Il fallait que ce soit la bonne étape, sinon il ne l'aurait pas franchie. »
LIRE AUSSI: La raison pour laquelle Anderlecht n'arrive plus à garder ses meilleurs talents