Le RSC Anderlecht entame un énième nouveau chapitre. Après la valse des dirigeants en coulisses, les Bruxellois ont enfin présenté leur nouvel entraîneur en la personne de Vito Bruno. Mais si l'on en croit les supporters, c'est tout en haut de la pyramide qu'un vent de fraîcheur s'impose de toute urgence. Reste à savoir si les choses bougeront aussi vite qu'ils le espèrent.
Alors que Wouter Vandenhaute et Olivier Renard ont déjà été poussés vers la sortie, les supporters d'Anderlecht braquent désormais leurs projecteurs sur Marc Coucke. La tension est telle que l'actionnaire majoritaire a vu son propre domicile visé par des banderoles et des graffitis de la part d'une frange de la frange dure des Mauves. Ces derniers menacent de boycotter le club par tous les moyens s'il refuse de plier bagage.
Verschueren prend la défense de Coucke
Inacceptable, estime Michael Verschueren. « Je regrette et je condamne fermement ces actions, d'autant plus à son domicile. Qu'est-ce que Marc fait de mal ? Que cherche à obtenir le noyau dur ? Pourquoi veulent-ils interrompre des matchs ? Ma porte est toujours ouverte pour discuter avec eux. Je l'ai déjà fait la saison dernière et Marc a lui aussi communiqué ouvertement », tempête le président dans des propos rapportés par Het Nieuwsblad et La Dernière Heure.
« Son objectif a toujours été de gagner des titres avec Anderlecht. C'est pour cela qu'il a tant investi et qu'il a procédé à tous ces ajustements. Tôt ou tard, cela paiera. À Bruges, cela a bien pris dix ans. Un vent nouveau souffle sur Anderlecht et cela mérite du soutien. Marc Coucke a ce soutien de la part de la direction et de 95 % des supporters », conclut-il.
Le RSCA n'ira pas aux mains du Qatar
Pour l'instant, Coucke ne semble donc pas disposé à céder aux exigences de ses détracteurs en mettant le club en vente. Dans les coulisses, la rumeur d'un rachat par le fonds d'investissement qatari QSI refait pourtant surface de temps à autre. Car s'il défend Coucke corps et âme, Verschueren est également comme l'universel cul et chemise avec le grand patron Nasser Al-Khelaïfi.
« Je suis particulièrement bien informé car, grâce à mes connexions avec Nasser, j'entretiens des liens étroits avec le groupe QSI. Mais étant donné qu'Eupen fait partie de leur structure multipropriété gérée par QSI, et qu'il est strictement interdit de posséder deux clubs dans un même pays, cette idée est totalement exclue », tranche fermement Verschueren pour balayer les rumeurs. Jusqu'à nouvel ordre, Marc Coucke reste donc solidement aux commandes.
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