Bob Madou, Philippe Bormans et Kenneth Bornauw, les directeurs généraux (CEO) du Club de Bruges, de l'Union SG et du RSC Anderlecht, ont été interrogés sur leur dépendance aux transferts pour assurer leur survie financière.
La saison dernière, la Pro League a enregistré une perte de 70 millions d'euros, tandis que le marché des transferts a généré un bénéfice de 264 millions d'euros.
Bob Madou s'est exprimé en ces termes sur cette dépendance vis-à-vis des transferts : « Dépendants, oui. Mais c'est aussi notre grande force. Nous nous situons dans la zone idéale (sweet spot) de la pyramide européenne. Nous pouvons acheter ou former des talents, puis les revendre au prix fort. Ce n'est pas possible lorsque vous payez 50 millions d'euros pour un seul joueur et que vous lui offrez un salaire de 200 000 livres par semaine », déclare le CEO du Club de Bruges, cité par Het Laatste Nieuws.
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Pilier fondamentalPhilippe Bormans, le CEO de l'Union SG, a réagi de la sorte : « Le modèle des transferts est un pilier fondamental du succès du football belge. D'autres pays peuvent s'appuyer bien davantage sur leurs revenus nationaux fixes, tels que de gigantesques contrats de droits TV ou des accords de sponsoring. De notre côté, nous nous devons d'être performants sur le marché des transferts. Cette réalité maintient tout le monde en alerte », selon Bormans.
Kenneth Bornauw, le CEO d'Anderlecht, évoque lui aussi cette dépendance financière : « La dépendance aux indemnités de transfert nous oblige parfois à vendre à des moments où nous ne le souhaiterions pas. Ce qui, évidemment, nous affaiblit en partie au sein de notre propre championnat ainsi que sur la scène européenne. »